La baisse inquiétante du nombre d’élèves dans les écoles du centre de Paris

Si l’on se réfère aux déclarations du maire du 2ème  arrondissement ou de sa première adjointe, les 4 arrondissements centraux de Paris ont perdu en l’espace de 10 ans près de 1 500 enfants et l’ensemble de la capitale en perd  environ 3 000 par an, ce qui est énorme ! En conséquence des classes, voire de écoles sont amenées à fermer (comme l’école maternelle de la rue Brantôme dans le 3ème arrondissement) et les demandes de crèches fléchissent alors que certains élus déclarent que les places manqueraient… Les parents sont souvent amenés à s’opposer aux fermetures préconisant de démultiplier les classes avec un effectif moindre, mais certaines écoles sont dans le viseur de l’administration dès que se prépare la rentrée. Pour le centre, les écoles maternelles des rues Cambon (1er) et Etienne Marcel (2e) et les écoles élémentaires des rues de l’Arbre Sec (2e) et Béranger (3e) sont sur la sellette. Les décisions prises résultent de réflexions et d’appréciations qui intègrent le moyen terme, la globalité de la capitale (certains quartiers manquent de classes) et d’une concertation entre le rectorat, les mairies et l’inspecteur de l’Education nationale… Il est difficile de satisfaire tout le monde mais il est certain, contrairement à certaines déclarations d’élus que le centre de Paris perd des habitants et donc des enfants.

Les familles quittent le centre de la capitale, faute de pouvoir se loger à un coût raisonnable par manque de logements intermédiaires au profit des logements sociaux auxquels ils n’ont pas droit et qui participent, par une politique effrénée de la mairie, à la hausse des prix, au même titre que les locations touristiques et les meublés professionnels de plus en plus nombreux… Encadrer à nouveau les loyers ne réglera pas la question et n’inversera pas le « trend » baissier des naissances, ni le fait qu’il y a plus de célibataires à Paris en comparaison de la moyenne nationale…. A vouloir faire du centre de Paris le quartier de la vie nocturne, il ne faut pas s’étonner de la survenance de dégâts collatéraux… !

Sans des mesures énergiques pour régénérer le centre de Paris par une politique familiale volontariste et un infléchissement de la politique menée actuellement à cet égard, nos quartiers continueront à évoluer dans la gentrification, la fête et le tourisme, au détriment des familles et des enfants. Ils risquent dans le futur d’être habités par des personnes âgées, davantage de célibataires et de perdre tout dynamisme. L’enjeu n’est pas neutre….

 

 

 

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