L’affichage sauvage n’est nullement affecté par le covid

S’il est un domaine parmi les incivilités qui ne décélère pas, c’est bien l’affichage sauvage. On est frappé en parcourant les rues du centre de Paris par le nombre impressionnant d’affiches sauvages qui fleurissent ici et là dès qu’un commerce ferme, dès qu’un endroit propice (mur vierge ou déjà recouvert d’affiches) se présente, il est immédiatement couvert de affiches. Pour la plupart ces collages qui accentuent l’impression de malpropreté émanent de grands annonceurs, de marques connues qui agissent a priori en toute impunité.

Il semblerait que le coût de ce mode de campagne est bien moindre qu’une campagne classique et permet aux affiches d’être vues dans des endroits où ce genre de publicité est interdite. Cette pratique est tellement instituée que les colleurs agissent au vu et au su de tous en pleine journée, comme le montre la photo illustrant cet article, prise le 09 septembre en fin de matinée où l’in distingue l’intervenant en pleine action rue Etienne Marcel. Il nous a été rapporté que les imprimeurs allaient jusqu’à proposer un prix tout compris aux annonceurs, intégrant les éventuelles amendes au montant dérisoire qui pourraient être dressées suite à des contrôles qui apparaissent bien parcimonieux, à en juger par la prospérité de ces affiches et le peu de publicité sur les PV infligés.

Il devient vraiment indispensable de revoir le traitement de ces incivilités qui avilissent nos quartiers historiques, gâchent nos rues et nous attristent. Un fléau auquel personne ne doit rester indifférent, les élus et autorités compétentes en particulier. Il est inadmissible que rien ne soit fait pour les interdire et que ces dernières ne se saisissent pas fermement du sujet. On s’interroge sur un tel laxisme sachant que des surfaces bien connues sont continuellement recouvertes car appréciées des colleurs.

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