Le mystère d’une concentration anormale de travaux dans le centre de Paris

Qui traverse les arrondissements du centre de Paris, est étonné par le nombre de bâtiments connus ou emblématiques actuellement en travaux. Ainsi peut-on citer le musée Carnavalet, la Samaritaine, la Bourse du Commerce qui doit abriter la collection Pinault, la Caserne des Minimes, le Centre Pompidou, la Cité administrative du boulevard Morland, le clocher de l’église Saint-Gervais Saint-Protais, le Théâtre de la Ville, l’Hôtel de Coulanges futur centre de la mode et du design, le musée de la Chasse, la Grande Poste du Louvre, le Passage du Caire, plusieurs immeubles rue Réaumur et cette liste n’est pas exhaustive.

Cette énumération se double des travaux engagés quasiment partout par la Ville depuis un an, en particulier les pistes cyclables, le réaménagement qui n’en finit plus de la place de la Bastille et l’ouverture vers le port de l’Arsenal. Le plus important de tous est surtout le gigantesque chantier de Notre-Dame mais en l’espèce il est la conséquence de la fatalité que nous connaissons.
Autant de travaux engagés en même temps n’est-il pas un peu trop pour les Parisiens qui vont devoir aussi subir pendant de longs mois ceux liés aux Jeux Olympiques ?
Bien sûr les travaux sont le signe d’une certaine vitalité d’une commune. Mais qu’ils soient concentrés à ce point avec une accentuation à l’approche des élections municipales  interpellent, car même les travaux engagés par des propriétaires privés sont soumis à l’accord de la Ville de Paris. N’aurait-il pas alors  été plus judicieux, pour ne pas arriver à cette situation qui crée bien des contraintes pour les habitants (bruit, poussière, déplacements modifiés ou plus compliqués, encombrements, commerces impactés, image d’une ville en chantier permanent….), de programmer les travaux autrement.  SI certains traduisent cette situation par la volonté de l’équipe municipale d’afficher un bilan plus flatteur en phase avec les promesses électorales passées, c’est qu’ils peinent à comprendre pourquoi autant de temps a pu être perdu alors que ces travaux auraient pu être entrepris plus tôt avec un autre cadencement ?
Lenteur des décisions, lenteur de l’administration, mauvaise estimation des priorités, les Parisiens du centre peinent à comprendre …

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