Les cordistes s’attaquent à l’échafaudage de Notre-Dame

Enfin! Comme le souligne la presse, le « jeu de mikado », c’est-dire le démontage de l’échafaudage du toit de Notre-Dame a débuté ce lundi 8 juin, soit avec 6 mois de retard.  Il concerne 40 000 pièces d’un poids de 200 tonnes à enlever (300 tonnes de tubes non atteints par l’incendie ont déjà été évacuées).  Cette phase a demandé une préparation extrêmement précise et longue, tant l’opération est délicate et risquée car les pièces sont soudées les unes aux autres à la suite de l’incendie et tout de même situées à 40 m de hauteur. Étonnamment, un second échafaudage plus haut que le premier jouant le rôle de stabilisateur de l’ensemble ainsi formé a été installé sur les côtés de celui qui est à démonter, de manière à donner accès aux cordistes grâce à deux poutres soutenues par cette nouvelle structure. De part et d’autre 2 ascenseurs ont aussi été montés. Les cordistes regroupés en deux équipes de 5 personnes vont scier les tubes entremêlés et les déposer dans une nacelle mue par une grue de 80 m!  il est primordial et c’est tout le challenge de cette gigantesque opération  que ces pièces ne tombent pas sur les voûtes de la cathédrale, c’est pourquoi elles seront enlevés selon un ordre précis… 3 mois de travail sans discontinuité seront nécessaires pour mener à bien ce chantier hors normes particulièrement risqué, des filets ont d’ailleurs été tendus en dessous sur 3 niveaux.

Il est utile de préciser que l’échafaudage installé en 2018 dans le cadre de la restauration de la flèche a servi uniquement à déposer,3 jours avant l’incendie, les statues des douze apôtres situées autour de la flèche actuellement en restauration dans un atelier de Périgueux. Contrairement à une  idée reçue les 500 tonnes de cet échafaudage ont aidé au soutien des murs atteints par l’incendie et l’ensemble a aussi limité les conséquences de la chute de la charpente.

Des filets ont été tendus sur trois niveaux, afin de parer aux chutes et afin de contenir la contamination au plomb, tous les  tubes ont reçu un enduit qui emprisonne les particules.

Un chantier étonnant et spectaculaire à la fois que les Parisiens  suivront avec intérêt !

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