Les travaux de restauration de la Galerie Vivienne avancent

Inaugurée en 1826 la galerie Vivienne doit sa construction à un notaire qui y employa toute sa fortune pour lancer une opération foncière lucrative et  créer une galerie commerciale de prestige sur les plans imaginés par l’architecte François-Jacques Delannoy, prix de Rome en 1778. Proche du Palais Royal, le succès est immédiat.  Devenu propriété de l’Institut de France, l’ensemble se compose de  200 appartements et 30 boutiques de luxe répartis sur une longueur totale de 146 mètres,

L’accès se fait par 3 entrées. Porches, rotondes, salles rectangulaires, galeries plus étroites trouvent une unité dans « l’homogénéité d’un décor néo-classique de style pompéien » utilisant aussi  les symboles du commerce et des arts, donnant ainsi une unité à l’ensemble  » prolongée par le splendide sol en mosaïque » dû à l’italien Giandomenico Faccina. »

Le prestige de la galerie Vivienne ne s’est pas démenti jusqu’à ce que les Parisiens délaissent le Palais Royal et lentement le passage est tombé en désuétude  pour n’être plus qu’une ruine au début des années 1970. Sauvée par Huguette Spengler qui obtient l’inscription au titre des monuments historique sen 1974, c’est la mode qui a fait revire la galerie avec notamment l’installation de Jean-Paul Gaultier. Une grande restauration est entreprise en 1993 sous la houlette de l’architecte Marc Saltet.

2 commerces sont aujourd’hui emblématiques du lieu, la librairie qui existe depuis 1826 connue sous le nom de Jousseaume et les Caves Legrand déjà installées en 1880.

Le habitués ont pu remarquer que des travaux de restauration étaient engagés depuis quelque temps en plusieurs tranches. Le tronçon le plus petit de la galerie est terminé.  Aujourd’hui les artisans concentrent leurs travaux  sur l’aile la plus longue, en particulier autour de la rotonde ornée de 7,50 mètres de diamètre, couronnée par une coupole en verre hémisphérique.

Pourtant en 2016, nombreux sont ceux qui ont dénoncé ces travaux de restauration de l’aile la plus courte. ils se sont insurgés contre les modifications apportées quant  à la couleur de peinture utilisée, le vert d’eau, le bois des devantures qui a été dissimulé par des placages en faux bois, le verre blanc remplaçant le verre cathédrale de la verrière et sa structure métallique peinte en gris aluminium au lieu du jaune sablé utilisé précédemment.
Toute restauration peut être discutable, il n’empêche que ces aménagements redonnent à ce site très visité tout son lustre. Nous avons hâte de voir le résultat de la réfection entièrement terminée.

 

1 commentaire

  1. JOURNAL de PARIS, 02 septembre 1779:
    « L’ Académie royale d’Architecture n’ayant point donné de grands Prix en 1778, elle en a décerné deux cette année. Le premier Prix de 1778 a été donné au sieur GISOR, celui de 1779 au sieur DE LAUNOY…….Le programme était un museaum (sic), sur un terrein de 150 toises sur cent, dont les projets devaient être soumis à tous les détails imposés par l’Académie et désignés par le Programme. »
    Le Journal de voyage à Rome de DE LAUNAY a été publié récemment , il est d’un extrême intérêt. Les musiciens lui seront reconnaissants surtout de la construction de la salle de l’Ancien Conservatoire….mais elle ne se trouve pas dans Paris-Centre!

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