L’histoire de la gravure française à portée de main

Mise en place sous le Directoire, la Chalcographie (*) du Louvre détient plus de 14 000 matrices gravées servant à imprimer des estampes qui ont permis de diffuser de multiples chefs d’œuvres. Cette vénérable institution, rattachée au musée du Louvre réunit 3 collections de matrices gravées du XVIIIe siècle, le Cabinet du roi (près de mille plaques commandées par Colbert pour illustrer la magnificence du « Roi-Soleil »), le fonds des Menus-Plaisirs dont le but était de diffuser l’image des grandes cérémonies de la Cour et la collection de l’Académie royale de peinture et de sculpture.

L’exposition « Graver pour le roi » consacrée à cette collection et qui se tient à la Rotonde Sully « retrace les origines de la Chalcographie du Louvre avec près de soixante-dix matrices gravées de sa collection, présentées en regard de dessins du département des Arts graphiques du musée du Louvre et d’estampes de la collection Edmond de Rothschild et de la Bibliothèque nationale de France….Elle favorise une vision patrimoniale et esthétique de ces matrices, trop souvent regardées uniquement comme des outils et souvent traitées comme tels, pour que le public découvre ces cuivres pour eux-mêmes, soit de véritables objets d’art. »

Cette collection de matrices d’estampes est sans équivalent dans le monde, seulement 120 œuvres rares sont présentées.

Afin de ne pas altérer les plaques les plus anciennes, celles antérieures à 1848 ne pourront plus, à partir de 2020, être utilisées par les ateliers de la Réunion des musées nationaux.

Jsqu’au 20 mai 2019, tous les jours 09h00 -17h30. Nocturnes mercredi et vendredi jusqu’à 21h45. Accès par la Pyramide.

(*) Du grec « chalcos » (cuivre), ce terme désigne l’art de graver sur cuivre et sur métaux ainsi que le lieu où sont stockées les planches gravées.

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