Réouverture du Parvis de Notre-Dame, son histoire

Fermé depuis plus d’un an, le Parvis de Notre-Dame  est réouvert depuis le 31 mai. L’annonce a été faite conjointement par le diocèse, la Mairie de Paris et l’établissement chargé de la rénovation, à la suite de l’avis favorable donné par l’ARS (Agence régionale de Santé) qui a considéré que les efforts de nettoyage avaient fait baisser considérablement la concentration de plomb née de l’incendie de Notre-Dame. Bien entendu cette décision n’exonère pas les autorités de continuer les opérations de décontamination par un nettoyage régulier. La réouverture ne concerne pas le musée de la crypte qui lui reste clos. Mais ce nouvel accès dorénavant possible de la place marque une première étape dans la restauration de Notre-Dame.

Si nous remontons dans le temps jusqu’au XIIe siècle, le Parvis était alors occupé par la cathédrale Saint-Étienne. Au nord de la cathédrale se trouvait une petite place entre le chevet de l’église Saint-Christophe et l’église Saint-Jean le Rond (sur la gauche de la cathédrale lorsque l’on fait face au portail).

La cathédrale Saint-Étienne est détruite en 1160, afin de permettre l’agrandissement de Notre-Dame. Cité dans différents écrits, le Parvis est borné à l’est (vers Notre-Dame) et délimité au Nord et à l’Ouest par un muret, la « ceinture du Parvis ». Une partie plus basse est accessible par des marches.

Il est souvent aussi question d’une statue installée dès le XVIIe siècle sur le Parvis (face à l’entrée de l’Hôtel Dieu) et figurant un jeûneur, c’est aussi à cette époque qu’est ajoutée une fontaine. Les échoppes représentées sur des gravures n’apparaissent qu’à partir du XVIIIe siècle. Des maisons aussi y sont construites puis démolies pour laisser place à un hôpital, l’Hôpital des Enfants Trouvés, d’autres le seront aussi ensuite ainsi que la fontaine et le muret pour agrandir la Parvis. Le sol de ce dernier est alors rehaussé et celui des rues proches au contraire abaissé. La statue est déposée à cette époque.

La place que nous connaissons de nos jours (1 200 m2 de surface) a été façonnée au XIXe siècle en lien avec les travaux d’agrandissement et de modification du portail de l’Hôtel-Dieu dans la cadre des transformations de la capitale par Haussmann. Afin de bien se rendre compte de la situation du Parvis avant tous ces aménagements, des pavés de couleur matérialisent l’espace médiéval et le tracé des rues qui ont été supprimées.

Signalons sur un des côtés la statue «  Charlemagne et ses Leudes »  qui a été réalisée par Louis Rochet (sculpteur mais aussi spécialiste des langues tartares), l’année même de sa mort, en 1878. Il est aussi l’auteur de la statue de Guillaume Le Conquérant de Falaise.

Notons enfin qu’est inscrit dans la pierre le point zéro des routes de France (plaque de bronze aux armes de Paris) à l’emplacement justement de la première basilique Saint-Étienne.

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