Retour de vacances à la campagne, les maux de Paris sont encore plus flagrants

Rentrant de vacances à la campagne, Paris nous replonge rapidement dans les travers dont elle souffre. La campagne, cette oubliée au profit des métropoles et des villes est aujourd’hui mal aimée certes, mais elle apporte une sérénité et un ressourcement incomparables à ceux qui peuvent en profiter.  Aussi quitter le calme, la nature pour rejoindre la capitale met en exergue ses plaies que nous ne cessons pas de dénoncer sur ce blog .

Tout d’abord la qualité de l’air est l’élément qui contraste le plus. Notre nez qui s’était habitué à respirer les bonnes odeurs des forêts, des foins, de la terre fraîchement mouillée, détecte rapidement des senteurs différentes qui montrent que la ville est polluée. La circulation différenciée mise en place atténue peut-être un peu les choses mais les véhicules motorisés devenus les boucs émissaires sont-ils véritablement  les seuls responsables de ce mal ?

Partout la saleté a pris le pas. Les trottoirs sont dorénavant l’endroit idéal pour les dépôts d’ordures sauvages, l’apanage de sites spécifiques de nos quartiers. Les traces de graisses ou de pisses séchées maculent le bitume ou les pavés et les dalles en granit et cela est bien désolant. Les tags sur les murs, les trottoirs ou les pignons et les cheminées d’immeubles, l’affichage sauvage sont devenus la honte de notre capitale et il en pleut à foison sans aucun essai concluant pour éventuellement les canaliser, comme cela est pratiqué dans d’autres villes qui ont pris le problème à bras le corps, surtout à l’étranger. Ne parlons pas des papiers, canettes, mégots, morceaux de verre, emballages divers et autres joyeusetés qui jonchent bien des lieux très fréquentés…Et le bruit surtout, celui qui se produit tard dans la nuit dans les rues parsemées de bars peu scrupuleux qui attirent tous ces fêtards dont nombre de touristes qui ont loué es appartements via les plateformes de locations saisonnières et empestent la tranquillité les habitants et voisins submergés par ce phénomène. Phénomène que l’équipe municipale n’a pas vu venir, a encouragé en le sous-estimant ou en promouvant la fête, en autorisant davantage de terrasses et depuis peu l’exploitation des « roof top »… Elle a beau jeu dorénavant de pousser des cris d’orfraie face au tollé des Parisiens et de mettre en place diverses mesures bien trop tardives.

Les trottinettes restent aussi un vrai problème. Le piéton qui se déplace sur le peu d’espace libre laissé par les encombrements, le stationnement sauvage et tous ceux qui y roulent alors que c’est normalement interdit, doit s’armer de bien des précautions s’il ne veut pas se faire renverser ou du moins se laisser insulter si l’idée lui prend de faire remarquer aux habitués des incivilités qu’ils n’ont rien à faire là avec leur engin électrique. Indubitablement la mairie doit mettre les moyens pour réguler l’usage des trottoirs car on nous annonce l’arrivée d’autres trottinettes et vélos qui risquent d’accentuer ces pratiques pourtant interdites et les piétons des arrondissements centraux, aux rues et accotements étroits, n’auront d’autre choix que d’emprunter la chaussée, un comble ! Ils peuvent aussi démanger avanceront ceux qui profitent de la fête.  

Que pensez enfin de certains aménagements bien banals dont le plus bel exemple est celui des bancs, de vulgaires traverses de chemin de fer, alignés sur la place de l’Hôtel de Ville.  

Non Paris mérite mieux et s’il est impossible d’y transposer l’environnement propre à nos campagnes, des efforts au service de la ville sont à faire c’est certain. Il faut pour cela davantage d’imagination, une réelle participation des habitants, réunir les bonnes volontés et  des moyens financiers au détriment de dépenses inutiles. Les Parisiens quant à eux ne doivent pas baisser la garde, ni se laisser aller à un défaitisme, rien n’est irréversible.

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