Tutto Ponti, Gio Ponti archi-designer

Architecte et designer des plus influents du XXe siècle, l’oeuvre de Gio Ponti (1891-1979) est exposée tout le long d’un parcours réunissant plus de  500 pièces, couvrant plus de 50 ans de carrière, dans la nef du Musée des Arts Décoratifs pour une première rétrospective en France.  « Créateur prolifique, autant intéressé par la production industrielle que par l’artisanat, il a bouleversé l’architecture d’après-guerre tout en ouvrant les perspectives d’un nouvel art de vivre. »

Pluridisciplinaire, le mobilier, le luminaire, le verre, la céramique, l’orfèvrerie et même  la création de revues sont à son actif.

Gio Ponti a aménagé nombre de demeures privées (hôtels, grands magasins) et de bâtiments publics (universités, cathédrales)

Mythique sur la scène italienne, Gio Ponti est peu connu en  France sinon par les spécialistes. Néanmoins  on lui oit en région parisienne « la villa L’Ange volant pour laquelle il  collabore avec Christofle à Paris et Venini à Murano »

Ses meubles sont de forme simple. Lorsqu’il est nommé directeur artistique de la manufacture de porcelaine Richard-Ginori, les pièces qu’ils conçoit sont primées à l’Exposition internationale des Arts Décoratifs de Paris en 1925.

Il participe à de nombreuses expositions et fonde aussi la revue Domus pour diffuser ses idées. « Dans les années 1930, il emprunte un tournant moderniste en architecture. Durant les années 40, Gio Ponti se consacre à la réalisation de fresques monumentales au Palazzo de Bo de l’université de Padoue. Il revient à la peinture à l’huile, à sa passion pour l’écriture, à l’opéra et au cinéma, créant de nouveaux scénarios, des mises en scène et des costumes pour la Scala de Milan. »

« De 1950 à 1960, au sommet de sa carrière, Gio Ponti diffuse son style, avec d’importantes commandes architecturales privées au Venezuela, aux États-Unis, au Moyen-Orient et même à Hong Kong. Il réalise alors deux de ses chefs-d’œuvre, la villa Planchart à Caracas et la tour Pirelli à Milan. » En 1957, la chaise Superleggera (variante de al leggera), une des plus légères du monde devient l’icône de son mobilier.

Durant les années 1970, toujours à la recherche de transparence et de légèreté, il envisage ses façades architecturales comme des feuilles de papier pliées sur lesquelles figurent des formes géométriques ajourées à l’exemple de la cathédrale de Tarente (1970) et du Denver Art Museum (1974). »

Le parcours de l’exposition se termine par six ambiances qui ont été imaginées pour chaque décennie afin de mettre en scène les créations de Gio Ponti.

 

Jusqu’au 5 mai- Visites tous les jours (sauf le 1er mai) de  11h-18h, nocturne le jeudi jusqu’à 21h

 

PS: Nous aurions aimé conseiller la visite de l’exposition « Helena Rubinstein Histoire de la beauté » au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme rue du Temple mais face à la débauche d’affiches sauvages qui ont inondé le centre de Paris nous demandons purement et simplement son boycott.

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