Avec la rentrée et le temps ensoleillé tout l’été, les rues parisiennes sont envahies de deux roues. Dans tous les sens, sur des engins de toutes sortes avec ou sans batterie, avec ou sans éclairage pourtant obligatoire la nuit, ils sont des sortes d’essaims incontrôlables agissant dans l’impunité malgré de mirobolantes statistiques de contraventions qui leurs seraient infligées. Force est pourtant de constater que les feux tricolores, les « stop » et les passages piétons sont peu respectés. Comme ne le sont pas souvent les voies qui leur sont réservées, les cyclistes préférant rouler sur les trottoirs en slalomant entre les piétons qui se font rabrouer s’ils osent faire la moindre remarque. Quid par dessus le marché des trottinettes – il y en a encore – qui arrivent à vive allure, au risque de renverser des piétons ? Quid aussi des « pilotes » de vélos s’insultant pour des questions de priorités non respectées ou autres…?
Oui c’est le trop plein ! Le danger est de plus en plus élevé pour les piétons les plus valides comme les moins valides et les enfants. Nombre de touristes roulant souvent en horde n’ont aucune pratique de la bicyclette et s’en amusent. Les livreurs sont sans doute les plus dangereux, jour et nuit, ils foncent sans faire attention tous phares éteints. Ils chevauchent, ils ne sont malheureusement pas les seuls, des bicyclettes qui n’ont que le nom car elles sont énormes avec leurs larges pneus et leur imposante batterie. Peut-on d’ailleurs encore parler de bicyclettes ou de vélos pour ce type dangereux d’engin plus proche de la moto? Et il y en a de plus en plus… On voit aussi fleurir des bicyclettes avec de grosses caisses à l’avant pour des livraisons plus écologiques. Certes, mais ne sommes nous pas tombés dans une pratique que l’on pourrait qualifier d’exagérée, juste pour se rassurer, pour l’affichage…?  Combien de fois voit-on ces caisses roulantes, parfois imposantes et aussi munies d’une remorque, traverser en diagonale des carrefours, des voies, sans  que le chauffeur se soucie du danger induit, y compris pour lui-même ? Que dire aussi des deux roues équipés d’imposantes et larges structures en métal destinées à permettre de transporter enfants, chiens, sacs à commissions etc…? Près des écoles le matin c’est alors la cacophonie ! L’emprise des ces engins sur la voie est démesurée. On se demande si ces modèles XXL sont homologués?
Quant aux vélos avec batteries, très nombreux, outre les multiples articles dans les médias dénonçant le fait qu’elles ne sont pas si écologiques que l’on prétend, il est amusant de voir leur conducteur parader sans effort ou presque (la batterie le faisant à leur place). Ce qui ne leur apporte aucun avantage pour leur santé physique. Nous sommes là au cœur du sujet, ça fait bien mais pas du bien.
Tout ceci pour conclure que Paris, une ville dense aux nombreux quartiers à rues étroites, en particulier dans notre arrondissement, n’est pas adapté à la bicyclette et encore moins si l’on constate les pratiques désormais bien ancrées et les nouveaux engins utilisés qui ont fleuri peu à peu avec en toile de fonds de nombreuses altercations entre conducteurs et des accidents en hausse d’année en année.
Fallait-il alors dépenser autant de millions pour aboutir à cette situation où tout piéton, faisant face à l’intempérance générale, ne se sent plus en sécurité à Paris. Curieux paradoxe où le Parisien paie lui même son insécurité au travers de ses impôts et taxes. Un comble !
Sources: un Parisien observateur