Ce n’est pas la première fois que nous évoquons le sujet de la prolifération des rats à Paris, mais depuis plusieurs semaines les médias (TF1, le Parisien …) se font l’écho de leur visibilité de plus en plus grande, de leur lien avec la saleté et les problèmes sanitaires que cela pose, plus particulièrement dans les squares et jardins publics…
Rappelons que la population de ces animaux dans la capitale est estimée entre 3 et 6 millions. Un nombre hallucinant ! Et de cachés qu’ils étaient le plus souvent dans les sous sols et le réseau d’égouts, on les voit de plus en plus remonter en surface, y compris en pleine journée. Cette visibilité accrue des « sur mulots » est le plus souvent expliquée par des facteurs climatiques, structurels et environnementaux. Nous ajoutons aussi par la malpropreté ambiante devenue consternante.
Le réchauffement climatique qui a toujours bon dos en serait donc une des causes premières. Pourquoi ? « Les épisodes de canicule saturent l’atmosphère des sous-sols, poussant les rats à chercher de la fraîcheur et de l’air en surface, notamment dans les parcs et les aires de jeux. » Autre cause mais qui n’est pourtant pas d’actualité depuis le début de l’été, les crues et les intempéries. En effet « lorsque le niveau de la Seine monte ou que de fortes pluies inondent les galeries souterraines, les rats n’ont d’autre choix que de fuir vers l’extérieur. » Enfin la multiplication effrénée des travaux qu’a connue et que connaît encore la capitale modifie constamment le sous-sol parisien. « Les vibrations et la destruction de certaines galeries délogent les colonies, les forçant à migrer vers la rue. » Il faut aussi citer « l’abondance de nourriture en surface, restes de pique-niques dans les parcs, poubelles mal fermées et dépôts sauvages de déchets constituent une source d’alimentation facile qui les attire... Point important, » La malpropreté et la saleté » que nous dénonçons au travers de nos articles, c’est un fait, attirent les rats et est devenue un vecteur significatif de leur développement.
Cela signifie donc des désaccords et l’absence de méthode qui tienne véritablement la route… Or pendant ce temps les rongeurs prolifèrent, s’ébattent au grand jour et les problèmes sanitaires subsistent. Les sociétés de dératisation ont encore de beaux jours devant elles.
(*) Entre les plantations dans les squares et jardins, truffés de trous, des pièges sont visibles mais quid de leur efficacité réelle face à une population de rongeurs associée d’ailleurs aussi à celle des souris aussi en surnombre qui prolifère ? En effet une ratte qui vit entre 2 et 3 ans engendre entre 40 et 80 petits par an.
