Alors que le pape vient de quitter notre pays, nombreux sont ceux qui soulignent le respect apporté au domaine public parisien malgré la présence de 800 000 personnes sur les Champs Élysées, la place de la Concorde et leurs abords.
Les touristes se trouvant à Paris pour cette occasion ont en revanche constaté que bien d’autres quartiers, notamment dans Paris Centre, étaient sales, souillés et affichaient un certain laisser aller. Bien sûr, plus il y a de monde plus la probabilité de malpropreté s’accroît. Et c’est souvent l’excuse apportée pour expliquer la situation.
Pourtant le constat fait à propos des Champs Élysées tend à prouver le contraire. Ce n’est donc pas irrémédiable. Est-ce tout simplement une question de bon sens, d’éducation, de respect des équipes de nettoyage ou simplement de moyens alloués… ?
Pourquoi la « nouvelle » équipe municipale ne prend-elle pas à bras le corps le sujet de la malpropreté qui a pourtant pu être temporairement bien traité lors des Jeux Olympiques constituant un exemple à suivre ? Pourquoi certains arrondissements parviennent à un bon résultat dans ce domaine quand pour d’autres la saleté est devenue endémique. Outre les massifs de plantes le plus souvent jonchés de détritus (y compris des WC ou des baignoires devenus inutiles jetés parmi les arbustes), des habitants indélicats qui font pendre sans scrupule non loin d’un hôtel du XVIIe-XVIIIe siècles, comme à Naples, leur linge aux fenêtres (photo illustrant l’article prise rue Michel le Comte le 1er octobre 2026) afin de le sécher ou laissent les chaussures ou autres objets sur les rebords de ces dernières. Quid aussi de ceux qui lavent leur tapis et les font sécher pendant plusieurs jours sur des tréteaux posés sur le trottoir devant leur immeuble (rue du Grenier Saint-Lazare) ? Quid de ceux qui mettent leur deux roues sur leur balcon de peur de voir leur engin être volé ? Quid, nous l’avons maintes fois souligné, des bouteilles en verre et autres ordures laissées à même le sol prés des colonnes à verre (souvent les bars plutôt que d’utiliser leurs containers ad hoc au couvercle blanc saturent les containers destinés au public) ? Quid aussi de l’état déplorable de certaines poubelles publiques tordues, pliées et rouillées, débordantes de saletés. Quid de ceux qui laissent longtemps avant puis aprés el passage des éboueurs leurs poubelles décorer leur trottoir …? Quid aussi des commerçants qui sans tenir compte des règles imposées par le règlement des terrasses et étalages installent un partie de leur commerce sur le trottoir tel ce marchand de valises à l’angle des rues des Gravilliers et Beaubourg qui à l’évidence ne dispose pas d’autorisation ? Ne revenons pas non plus sur les tags nombreux sur les rideaux métalliques plus particulièrement, ni sur les terrasses saisonnières assez fréquemment moches, ni sur les fleurs artificielles installées sur les façades au-dessus des bars et restaurants dont les couleurs ont pâli avec le soleil et qui constituent un risque aggravé en cas d’incendie. Que dire aussi de la chaussée et des trottoirs particulièrement « graisseux » au carrefour des rues de Montmorency, Saint-Martin et du Bourg l’Abbé et les mauvaises odeurs et saletés tout le long du haut de la rue Beaubourg (côté des numéros impairs) où les restaurants asiatiques sont à touche touche….? On note même un retour des déjections canines qui avaient eu tendance à disparaitre suite à une campane réussie de la mairie
Les exemples ne manquent pas pour caractériser ce laisser-aller qui accentue l’effet de malpropreté. Il appartient à la mairie d’arrondissement, avec l’aide de la mairie centrale, et en s’appuyant sur les habitants, de mener une action efficace et énergique qui effacera durablement la malpropreté ambiante en oubliant l’explication facile des incivilités des habitants et des touristes contre lesquelles il est difficile de lutter. Là encore il faut se battre, ne pas rester les bras ballants, utiliser au besoin la police pour sanctionner, tout est une question de volonté. Car si nous ne crions pas gare, cette forme de « pollution », assez déplorable il faut le souligner, ne fera que croître en embellir.
