Au Louvre, Zurbarán dialogue avec les sculpteurs du XVIIe siècle

En collaboration avec  la National Gallery, Londres et de l’ Art Institute of Chicago, le Louvre vient d’ouvrir une importante exposition sur  Zurbarán (1598-1664), un des peintres espagnols du XVIIème les plus connus, avec Diego Velázquez et Bartolomé Esteban Murillo. Les organisateurs soulignent à propos de cet événement que l’œuvre du peintre « n’a pas bénéficié de présentation internationale à grande échelle depuis la monographie présentée au Metropolitan Museum of Art et au Grand Palais, en 1987-1988« .  « D’abord considéré comme un caravagesque marqué par l’ascétisme monastique, il a progressivement été reconnu au XXe siècle comme un coloriste prodigieux et célébré pour son style très personnel, qui allie la simplification des volumes à un naturalisme saisissant… »  Nous ne cessons « … d’être éblouis par la modernité et la force plastique de ses compositions« . 65 œuvres dont quelques toiles de son fils Juan de Zurbarán (1620-1649) sont réunies. Elles mettant en exergue « des grandes compositions religieuses (*)  à ses célèbres natures mortes…Longtemps catalogué comme un caravagesque cantonné à la peinture monastique, son œuvre a été progressivement réévaluée au cours du XXe siècle. On y découvre un coloriste d’une rare subtilité, dont le style personnel allie simplification des volumes et naturalisme saisissant.« 

En résumé « ce qui frappe dans la peinture de Zurbarán, c’est sa capacité à transformer le silence en image. Les étoffes tombent avec une précision troublante, les visages portent une présence presque physique, et la lumière sculpte chaque composition avec une économie de moyens saisissante.« 

(*)  Issues pour la plupart des commandes monastiques en Andalousie

 

Parallèlement à cette exposition du peintre baroque Le Louvre propose  dans le même espace une  exposition « Sculpter la couleur » qui « invite le public à découvrir la sculpture espagnole du XVIIe siècle.
À travers une sélection de 23 sculptures de premier ordre, toutes prêtées par le Museo Nacional de Escultura de Valladolid, en Espagne, le musée national espagnol consacré à la sculpture qui compte plus de 3 000 pièces. La collection sans doute la plus importante d’Europe.  On remarquera parmi les sculptures  « … un art très particulier à l’Espagne baroque : la sculpture religieuse en bois polychromé. Ces œuvres au naturalisme saisissant étaient conçues pour susciter l’émotion spirituelle des fidèles, représentant saints, Christ en croix et Vierge avec une précision anatomique et une intensité dramatique qui n’ont rien à envier aux plus grandes toiles de la même époque« .

Du 7 octobre 2026 au 25 janvier 2027
Hall Napoléon du mercredi au lundi  9h00 – 18h00 (nocturne à 21h00  mercredi et vendredi).

Sources : Connaissance des Arts du 23 juillet 2026. Le site du Louvre. Sortir à Paris 08 juin 2026.

Le portait illustrant l’article est celui de Sainte Casilda, une huile sur toile peinte vers 1635, huile sur toile appartenant au Museo Nacional Thyssen-Bornemisza de Madrid

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