Il y a 100 ans les premiers feux de circulation faisaient leur apparition à Paris

Aujourd’hui, les feux tricolores font partie intégrante du paysage urbain parisien. Chaque jour, des millions d’automobilistes, de cyclistes et de piétons s’y conforment sans même y penser. Pourtant, leur apparition dans la capitale française est relativement récente à l’échelle de l’histoire de la ville. Leur développement reflète l’évolution des modes de transport, l’augmentation du trafic et la nécessité croissante d’organiser les déplacements dans une métropole en constante expansion.

Au XIXe siècle, Paris connaît une transformation profonde sous l’impulsion des grands travaux du baron Haussmann. Les nouvelles avenues facilitent la circulation, mais l’augmentation du nombre de fiacres, de tramways et de véhicules à traction animale engendre rapidement des problèmes de congestion.  La circulation est alors régulée principalement par des agents de police placés aux carrefours les plus fréquentés. Armés de gestes codifiés et parfois de sifflets, ils assurent la fluidité des déplacements et tentent de prévenir les accidents.

Le premier feu de circulation au monde est installé à Londres en 1868 près du Parlement britannique. Fonctionnant au gaz, il présente rapidement des défauts de sécurité et son expérimentation est abandonnée. Puis au début du XXe siècle, avec l’essor de l’automobile, plusieurs villes américaines développent des systèmes électriques plus fiables et plus modernes. Ils  apparaissent aux États-Unis dans les années 1910 et 1920 avant de se diffuser progressivement en Europe.

À Paris, les premiers dispositifs lumineux de régulation du trafic sont installés dans les années 1920. Le premier d’entre eux est positionné en 1924 à l’angle des boulevards Sébastopol et Saint-Denis (2e). Le feu aujourd’hui centenaire ne possédait alors qu’une seule couleur, le rouge, mais était doublé d’un signal sonore. Les feux vert et orange sont apparus en 1933. Du fait de l’augmentation rapide du parc automobile entre les deux guerres mondiales pousse néanmoins la municipalité à moderniser ses infrastructures. Les grands carrefours parisiens commencent alors à être équipés de feux électriques permettant d’alterner les flux de circulation de manière plus efficace.

Durant les années 1950 et 1960, les feux tricolores se multiplient dans l’ensemble de la capitale. Ils deviennent progressivement synchronisés sur certains axes afin de créer des « ondes vertes », permettant aux automobilistes de traverser plusieurs intersections sans s’arrêter lorsqu’ils respectent une vitesse déterminée.

Cette période marque également l’apparition de dispositifs spécifiques pour les piétons, avec les premiers feux signalant les moments où la traversée est autorisée.

À partir des années 1980, l’informatisation transforme la gestion du trafic parisien. Les centres de contrôle peuvent surveiller en temps réel l’état de la circulation et adapter les cycles des feux selon les besoins. Les technologies modernes permettent aujourd’hui de prendre en compte de nombreux paramètres : densité du trafic, horaires de pointe, passages de transports en commun ou encore circulation des véhicules de secours.

Paris a également développé des feux spécifiques pour les bus, les tramways et les cyclistes, illustrant l’évolution des politiques de mobilité vers un partage plus équilibré de l’espace public.

Ainsi , loin d’être de simples dispositifs d’arrêt et de passage, les feux tricolores constituent un indispensable outil sophistiqué de gestion de la mobilité en perpétuelle évolution.  Néanmoins certains sous l’impulsion de s élus écologistes tendent à être supprimés  afin dit-on d’améliorer la sécurité des piétons et limiter la pollution. Ils sont remplacés par des « Stop » ou des «  »Cédez le passage ». En revanche les feux redondants  (voir notre article du  02 janvier 2020)  ne sont pas supprimes…

Pour plus de détails sur les feux tricolores activer le lien ci-après :

https://www.feu-routier.fr/hisorique-signaux-paris.html

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