Les candidats aux élections semblent ignorer les désagréments au quotidien des habitants

 Les élections approchent, les candidats parisiens et leurs supporters font des déclarations tous azimuts, sorte de course à l’échalote à qui mieux mieux pour appâter les électeurs. C’est ainsi que les rues piétonnes pourraient être multipliées, les zones de baignade agrandies, de nouvelles pistes cyclables créées, des centaines d’arbres plantées, davantage de verdure apportée, une zone de baignade dans ka Seine agrandie…
En fait nous assistons à une espèce de loterie géante des candidats qui pensent ainsi convaincre les électeurs de leur choix… 

Dans ces catalogues présentés, on ne trouve pas grand chose, voire rien, sur les désagréments du quotidien (malpropreté et bruit) que la municipalité actuelle n’a pas su régler préférant s’investir sur le développement de la fête permanente, la multiplication des terrasses, le développement du tourisme de masse et la chasse aux voitures pour ne parler que des plus caractéristiques.
Or il est tout autant, sinon plus important, de s’attaquer de façon drastique à la malpropreté, le grand échec de l’équipe en place. Ainsi bien des endroits de Paris Centre sont jonchés de papiers et autres saletés. La lutte contre les tags, un rare cas de prise en compte par la ville qui essaie tant bien que mal de les faites enlever (si à moins de 2 m de hauteur) reste insuffisante car leur production ne baisse pas. Des brigades spéciales pourraient être mises sur pied et surveiller les endroits les plus propices à ce genre de dégradation. Le mobilier urbain (y compris les boîtiers électriques les boîtes aux lettres …) est aussi concerné, enlaidi par des inscriptions. Quant aux rideaux de magasins maculés par ce genre de gribouillages, leur traitement est de très loin insuffisant. On le sait, pour parvenir à des résultats, il faut les enlever au plus vite et non des semaines après, les tags appelant les tags. Quant aux trottoirs qui au fil du temps gardent les stigmates des épanchements d’urine et autres déjections, ils ne doivent plus être traités uniquement à l’eau. Il existe des produits dits écologiques (certes c’est cher mais qu’est-ce au regard du produit généré par la location des multiples terrasses?) qui pourraient être utilisés judicieusement et fréquemment, y compris le week-end où la saleté est à son paroxysme. Les pourtours des arbres sont eux aussi un indicateur du souci des élus à rendre leur ville propre. Aucun candidat là encore n’en parle et pourtant la saleté s’est incrustée à ces endroits faute d’entretien. Bien des grilles d’entourages en fonte sont rarement levées quand d’autres sont éparpillées au-delà du trou qu’elles sont sensées recouvrir. Quid aussi de la lutte contre les mégots, contre les déjections canines,  l’affichage sauvage qui perdure malgré quelques actions de communication et tous ces carreaux de pierre déchaussés sur les trottoirs mal entretenus et dangereux. 

Il existe un marqueur dans l’arrondissement qui montre la faible prise en compte de ces sujets liés pour l’essentiel au problème de la malpropreté. Il s’agit de l’immeuble de la résidence Madeleine Béjart 4-10 rue de la Perle (ex 3e). La résidence appartient à la ville de Paris. Sur la façade qui forme angle avec la rue de Thorigny se trouve un morceau de carcasse de bicyclette scellée dans le mur. Elle y trône depuis des années, bien avant la mandature qui se termine. Anachronique à cet endroit, moche, rouillée, rien n’a jamais été fait pour l’enlever malgré nos vaines demandes. Sans doute est-ce considéré comme une forme de street d’art (« Ride in peace »)! Or franchement elle n’a vraiment rien à faire là et s’ajoute à de cette multitude de petites choses qui accentuent la malpropreté qui ternit malheureusement l’image de Paris désormais et sur laquelle nos élus ont failli. Puissent les prochains élus prendre véritablement à bras le corps ce sujet et l’ériger en priorité absolue. Les Parisiens en ont assez de voir leurs rues, leurs trottoirs et au final leur quartier et leur ville souillés et mal entretenus. Il faut absolument instaurer des référents propreté par quartier ou comme nous l’avons suggéré, associer les habitants commerçants et services ad hoc au travers de groupes de travail en s’appuyant sur les expériences des villes qui ont réussi à instaurer une véritable propreté au sein de leur commune. Tout n’est question que de volonté au travers de la mise en place et du suivi d’un plan ambitieux et réaliste.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *