Les épanchements d’urine en forte hausse à Paris

Entre le qualificatif de « ville lumière » et la réalité du quotidien à Paris, le fossé se creuse pour les habitants tant la saleté imprègne et s’incruste dans nos rues et tous nos quartiers surtout à Paris centre du fait de la concentration de touristes. Parmi les sources de malpropreté, l’augmentation des épanchements d’urine dans l’espace public est un phénomène qui, bien que déjà ancien, s’intensifie ces derniers  temps, posant des défis tant sanitaires qu’esthétiques.

Selon les données des signalements « dansmarue » qui sont loin d’être exhaustifs, ces comportements persistent, s’accroissent et les quelques campagnes de sensibilisation qui ont pu être faites sont sans effet tangible. Quant aux amendes bien que mises en avant par les élus, elles sont a priori confidentielles et encore faut il encore surprendre les fautifs sur le fait. La tolérance zéro qu’aiment à déclarer ces mêmes élus a montré son inefficacité. Lors de JO pourtant face à l’afflux de visiteurs, des toilettes publiques ont été installées en nombre, d’autres ont été modernisées avec des modèles équipés d’urinoirs supplémentaires et des systèmes de nettoyage plus rapides. Des commerces se sont engagés à ouvrir gratuitement leurs toilettes au public, une initiative qui aurait pu être pérennisée après les Jeux ?

Mais c’était il y a deux ans, et depuis la fin des JO, la routine de la malpropreté a repris ses droits, les moyens mis sn place n’ont pas été pérennisés alors que la fête que choient tant la ville et les élus s’est intensifiée comme le montre l’augmentation du nombre de terrasses, de touristes et la saleté liée notamment aux épanchements d’urine qui en résultent.  Au-delà de l’aspect esthétique, les épanchements d’urine posent un vrai problème de santé publique. Ils contribuent à la dégradation des trottoirs, à la prolifération des mauvaises odeurs et peuvent favoriser la propagation de bactéries. La Mairie de Paris affirme chercher des solutions durables, entre répression et prévention, pour diminuer la malpropreté avec laquelle sont obligés de vivre les parisiens et les visiteurs très critiques à ce titre.

Les épanchements d’urine entrent dans le dossier de plus en plus dense de la malpropreté. Pour les combattre il faut mettre « le paquet » et un simple nettoyage à l’eau sous pression une fois pas semaine le plus souvent des lieux les plus outragés et fréquentés est sans grand effet. Aucune solution ne peut être trouvée et mise en œuvre sans la contribution des habitants, des commerçants, des acteurs du tourisme et de leurs représentants respectifs ainsi que celle des associations s’occupant des sans abris. Sinon rien ne se passera et la situation continuera à empirer au point peut-être de lasser tant et tant les Parisiens que le sujet se banalisera et tombera dans le commun des choses. Et nous devrons nous résoudre à vivre avec ce type de pollution. Pollution qui s’ajoute à toutes les autres mais auxquelles on préfère donner d’autres noms. Pourtant l’expérience le prouve, il ne sert à rien de baisser les bras !

La route vers une capitale totalement propre reste longue et la question  est ouverte de savoir comment concilier attractivité touristique, fête constante, qualité de vie et respect des habitants et de l’espace public ?

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