La lutte contre les tags engagée par la mairie de Paris est meilleure grâce à la facilité des signalements via le site municipal « dansmarue » et un enlèvement rapide de la part des sous traitants en charge de ces opérations. Il reste néanmoins beaucoup de tags non enlevés sur les rideaux métalliques des magasins, des entrées de parking et des garages, ce qui pose question. L’enlèvement sue ce type de support est plus aléatoire surtout depuis que la mairie offre l’option d’une aide financière réservée aux professionnels, c’est-à-dire essentiellement aux commerçants, pouvant financer, sur le rideau impacté, la « création d’œuvres artistiques » ou bien « la mise en retrait des vitrines des coffres et grilles de fermetures existants, afin de se mettre en conformité avec les dispositions du Plan Local d’Urbanisme Bioclimatique (PLUB) » (*). En termes plus simples, le professionnel peut à ses frais et avec l’aide de la ville (1000€ maximum dans la limite de 80% des dépenses à engager) recouvrir les mauvais tags par des tags plus acceptables ou engager des travaux pour que le rideau soit déplacé et se trouve en retrait des vitrines donc inaccessible aux tagueurs. Ces deux solutions sont bancales car d’une part il faut, si c’est le retrait qui est privilégié, que celui-ci soit possible ‘ la configuration ne le permet pas forcément toujours) et en plus, il faut l’accord de la copropriété puis celui de la direction de l’urbanisme nécessitant la constitution d’un dossier…? Des démarches longues et coûteuses… Quant à la « création d’œuvres artistiques« , il ne faut pas rêver, un tag reste un tag et même si pour certains « fans » de ce type d’art (?), cela peut être plus ou moins agréable à regarder, une pochade quelle qu’elle soit ne s’insère pas véritablement dans la « ville lumière » telle qu’elle doit être préservée. Le décalage est patent.
Aussi l’enlèvement doit être privilégié. D’aprés nos informations les tags des rideaux métalliques ne sont enlevés, aprés signalement sur le site « dansmarue, » qu’une fois par mois voire davantage encore si l’on se réfère à certaines déclarations opérées par nos soins. Or ces « monstruosités » perpétrées dans notre environnement quotidien doivent disparaître rapidement. Rappelons que les tags appellent les tags et à un moment où les commerces vacants se multiplient l’attrait de ce support pour les barbouilleurs à la bombe est encore plus grand.
Quid aussi des tags bombés au dessus de deux mètres ? Ils sont exclus du cahier des charges entre la ville et ses sous traitants. Comme le sont aussi, au-dessus des toits, les murs et les cheminées recouverts de tels barbouillages.
La nouvelle équipe en charge de la propreté doit trouver des solutions autres et revoir l’étendue des services d’enlèvement des tags, notamment sur les rideaux métalliques et au-delà de deux mètres (façades, murs et cheminées des toits). Trop de graffitis, une autre forme de pollution, restent sur leurs supports des mois durant participant à la malpropreté, au ressenti de ville sale et d’abandon en ce domaine.
NB: le rideau métallique maculé de tags illustrant cet article a été photographié le 24 avril dernier 46, rue Beaubourg (ex 3e). Est-ce la proximité du Centre Pompidou qui explique qu’il soit dans cet état depuis des mois malgré plusieurs demandes d’enlèvement transmises sur le site « dansmrue » ?
(*) Pour plus de détails sur les aides de la mairie, consulter paris.fr
