Dans le cadre du cycle d’expositions « Les Remarquables » mis en place depuis plusieurs années par les Archives nationales, ces dernières présentent durant 3 mois le testament de Napoléon qui comporte 58 pages. il est conservé dans l’Armoire de fer des Archives nationales depuis 1860. La présentation de cet événement exceptionnel rappelle sur le site des Archives nationales que « De blessures au combat en attentats manqués, de pensées suicidaires en deuils éprouvés, durant plus de vingt ans, Napoléon est constamment et très directement confronté à la mort. Dans ses écrits, il tisse fréquemment un lien étroit entre la mort, la gloire, et la postérité, comme dans cet extrait de correspondance rédigé quelques jours après son sacre : « La mort n’est rien ; mais vivre vaincu et sans gloire, c’est mourir tous les jours ».
« Durant les premières années de son exil à Sainte-Hélène, il n’œuvre pas uniquement à la rédaction de mémoires destinés à assurer la postérité de sa gloire. En effet, plusieurs textes, passés clandestinement en Angleterre et publiés anonymement, témoignent d’un Napoléon toujours combatif sur le terrain politique. En 1818, avec le Manuscrit de l’île d’Elbe, il traite notamment du caractère imprescriptible de la dignité impériale.
Mais, en mars 1819, lorsque lui parviennent les nouvelles du congrès d’Aix-La-Chapelle, il envisage de plus en plus sérieusement l’éventualité d’une mort en captivité. En août, peu avant son cinquantième anniversaire, il adresse à son grand maréchal du palais, le général Bertrand, ses premières dispositions testamentaires. Puis, pendant plus d’un an, il cultive littéralement son jardin de Longwood, délaissant l’encrier pour la bêche. Apprenant la mort de sa sœur Élisa, en décembre 1820 et son état de santé s’aggravant, il réclame à Bertrand le testament écrit l’année précédente. » Et du 15 au 27 avril 1821 ,il rédigera un nouveau testament olographe « recopié après l’avoir préalablement dicté à Montholon, son chambellan.«
« Ce manuscrit porte littéralement les marques d’une succession longue et complexe, des différents acteurs y ayant pris part, et témoigne des relations diplomatiques entretenues avec l’Angleterre au milieu du XIXe siècle.«
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