L’Hôtel Beaubrun accueille une rétrospective de Kiki Picasso

Le très bel hôtel particulier Beaubrun 17-19 rue Michel le Comte abrite jusqu’au 3 mai une exposition des œuvres du peintre Kiki Picasso né en 1956. il s’agit de la première rétrospective qui lui est consacrée.

De son vrai nom Christian Chapiron, Kiki Picasso, un pseudonyme choisi par goût de la provocation, a suivi les cours de l’Ecole des Beaux Arts de Paris. Il rejoint à cette époque  (1975-1980) le groupe Bazooka, un collectif d’artistes  qui a lancé ses propres revues et publié dans « l’Echo des Savanes ».  La collaboration avec le journal Libération consacre la réputation du groupe.

« A la source de leur travail  se trouve un collage d’images prélevées un peu partout, doublé d’une appétence de certains membres pour le dessin ou la bande dessinée. Tous ils ont en commun l’esprit punk et le sens de la provocation…. L’esthétique qui en résulte, à la croisée d’une culture artistique classique et du brouhaha de l’underground, traduit ce contexte en même temps qu’elle en pose les nouveaux codes visuels. »  A la dissolution du groupe ce sont les travaux de commande qui font connaître Kiki Picasso.  Revues, affiches, publicités, couvertures de disques, génériques de télévision pour des émissions animées par Jean Yanne,  Le travail de l’artiste est varié, l’amuse et il n’hésite pas à affirmer  « je suis un peintre du dimanche« , ce qui ne l’empêche pas d’être « un révélateur acerbe et amusé de l’évolution de la société…« 

A propos de sa technique il est indiqué que Kiki Picasso « ... décalque  (les images  provenant de sources diverses ) et les transcrit par des lignes agitées… remplies à l’occasion d’aplats de couleurs acides et violentes ou intervient directement sur des photographies imprimées.« 

Cette exposition est aussi l’occasion de découvrir Hôtel Beaubrun dont les façades dont classées qui abritait il y a peu encore le groupe immobilier Emerige auquel il appartient et dont l’animateur est Laurent Dumas, important collectionneur d’art contemporain et mécène.  Le projet de transformer le bâtiment en hôtel de luxe qui avait été un temps envisagé a été abandonné et bientôt le lieu sera occupé par des bureaux.

Les fenêtres arrière donnent sur le jardin Anne Franck et  permettent aussi de découvrir l’aménagement de la cour qui a été confiée lors de la restauration de l’en,semble au sculpteur Marc Velay.

 

Entrée gratuite de 12h00 à  19h00.

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