Paris multiplie actuellement les rétrospectives, des expositions thématiques et des découvertes de nouveaux talents, sur la mode dans les musées et les galeries. Parmi celles-ci nous avons sélectionné deux expositions. L’une se tient Tour Jean Sans Peur, elle reprend jusqu’au 7 mars 2027 l’exposition à succès de 2016 consacrée à la mode au Moyen Âge. L’autre, jusqu’au 20 septembre 2026, est organisée au musée Cognacq-Jay (en collaboration avec le Palais Galliera) et s’intéresse à la mode du XVIIIe siècle.
La présentation de l’exposition « La mode au Moyen Âge » Tour Jean sans Peur commence par une introduction, où il est question « d’élégance médiévale » à une époque « où le costume était le reflet d’un art de vivre aristocratique et d’un quête de distinction. » Il est rappelé que « les mécanismes de la mode sont nés » justement « au Moyen Âge« . Au fil de la visite on découvre « la métamorphose des silhouettes au fil des siècles« . L’immersion est complétée par un atelier dédié aux artisans du textile. Selon les experts de cette période de notre histoire, la révolution des tenues s’opère à compter du début du XIVe siècle avec des vêtements plus ajustés. La cotte pour les femmes et le pourpoint associé à de longues chausses pour les hommes. « Buste artificiellement rembourré et cambrure marquée deviennent les canons masculins de l’époque. » Les cours princières deviennent « les laboratoires de l’extravagance médiévale. » Les couvre-chefs suivent ces fantaisies notamment chez les élégantes qui portent « des coiffes de plus en plus aériennes. » Quant à la célèbre poulaine « l’extrémité démesurée est rigidifiée par de la mousse ou une baleine. » Des sur chaussures a semelle épaisse, les socques, sont nécessaires pour emprunter les rues sales et boueuses;
Il est important de souligner qu’au XIIIe siècle des lois « sont promulguées imposant à chacun de se vêtir en accord avec son rang. » Les déguisements lors des fêtes sont néanmoins autorisés ! Il est utile souligner que « les princes entretiennent des tailleurs à demeure…des brodeurs, pelletiers ou chapeliers qui deviennent des fournisseurs officiels …«
Une exposition très intéressante à voir.
20, rue Etienne Marcel (ex 2e). Mercredi au dimanche 13h30-18h00
« Image de soi maîtrisée, mise en scène du quotidien et des jeux, mise en valeur de la famille et des enfants, renouvellement des modes : à bien des égards, cette époque nous rappelle notre société moderne, et nous pousse à nous interroger sur notre propre image.«
8, rue Elzévir (ex 3e). Du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00.
Il est recommandé pour ces expositions de consulter les sites des musées et de réserver.
Sources : Sortir à Paris 25 mars 2026 et les présentations figurant sur les sites des musées.
NB: L’illustration de l’article est la Cérémonie de fiançailles, extrait du livre « Les très riches heures du duc de Berry », Musée Condé, Chantilly
