Notre quotidien de Parisiens se déplaçant sur les trottoirs ne se déroule plus dans la quiétude et sans sans qu’il soit question de vélos. Ils sont partout selon les heures et les quartiers, ils envahissent nos rues, se déplaçant souvent en nuées tels des essaims. Les cyclistes font fi des piétons, des feux tricolores, des « stop », agissant trop fréquemment avec une brutalité déconcertante. Assis sur leur bécane, ils estiment avoir tous les droits et être prioritaires sur tous et tout, y compris le code de la route qu’ils ignorent superbement ! Ils font la course roulent de plus en plus vite d’autant que nombre d’entre eux sont motorisés. Peut-on d’ailleurs encore parlé de vélos à propos de ces derniers ? Quant aux livreurs sur ces énormes « vélos » à pneus larges s’apparentant aux motocyclettes et aux conducteurs de trottinettes c’est bien pire encore. Ils surgissent de partout la nuit et le plus souvent sans allumer leur phare Il faut aussi se méfier des touristes sur ces engins car ils ne savent pas trop les utiliser, les considérant trop comme une sorte de jouet ente leurs mains avec tous les risques inhérents. Aussi remarque t’on davantage et facilement les « cyclistes » respectueux, car ils sont devenus bien rares.
Entre ce non respect et ce danger, le stationnement anarchique existe encore malgré les kilomètres d’aires de stationnement spécifiques qui ont été aménagées (voir photo de la symptomatique rue Bourg l’Abbé, ex 3e, illustrant l’article et montrant que tous les côtés de la chaussée ne sont que parkings à vélos! ). Ces investissements représentent un coût élevé supporté par tous les Parisiens, y compris les non cyclistes les plus nombreux qui sont marginalisés…
Or malgré cette multiplication effrénée des vélos, le nouveau Maire de Paris a annoncé qu’il en voulait encore plus, y compris sur le périphérique ! Est-ce idéologique ? Est-ce pour satisfaire les élus « verts » ? Il est certain que la polémique « bicyclettes contre voitures » va s’accentuer. L’association Mobilité Club France rappelait d’ailleurs dans un entretien à Europe 1, le 29 mars dernier, « Quand on doit parler de multi mobilité pour tous, sûr et durable, on doit pouvoir prendre la voiture si on veut. […] On n’est pas tous cyclistes, parce que tout le monde n’a pas, encore une fois, la possibilité de faire du vélo, mais on marche tous. Donc on peut marcher aussi, c’est très bien de marcher, on n’est pas obligé de faire du vélo. Ce n’est pas le vélo contre la voiture, ça doit être le vélo avec la voiture », pointe encore celui qui se fait la voix d’une association « apolitique ». »
Il y a fort à penser que la mairie de Paris reste sourde à ce sujet et continuera sa politique du tout vélo avec ses conséquences sur le commerce déjà mal en point, sur l’anxiété constante des piétons en risque face aux cyclistes, sur la confiscation de plus en plus importante de l’espace public au profit des cyclistes (ajoutée à celle des multiples terrasses des bars et restaurants). Une telle politique ne peut qu’accentuer le sentiment des adeptes du vélo estimant que tout leur est dû, tout leur est permis, oubliant au passage qu’une société n’est pas une société uniquement composée de cyclistes. Il y a des règles à respecter, tout le monde ne peut pas ou ne veut pas utiliser des deux roues. En effet, Il existe des parents avec leurs enfants en bas âge, des personnes âgées ou handicapées, des habitants rétifs aux bicyclettes qui se déplacent à pied… Tous sont de plus en plus angoissés car ils se sentent en danger constant dès qu’il sortent. Et puis Paris est-elle véritablement une ville adaptée aux vélos ?
Sur ce plan, que compte finalement faire la mairie ? Le nouveau Maire de Paris a déclaré vouloir être à l’écoute de tous les Parisiens sans esprit partisan, être quotidiennement sur le terrain. Eh bien voilà un sujet où il peut mettre en pratique ces affirmations et mettre de côté tout esprit dogmatique.
À suivre…