La chapelle des malades de Saint-Nicolas des Champs (ex 3e) va enfin pouvoir être restaurée

Nous consacrons de temps à autre des articles sur l’église Saint-Nicolas-des-Champs, située dans l’ex 3e arrondissement, à l’origine une simple chapelle dépendant de l’abbaye Saint-Martin-des-Champs (le musée actuel des Arts et Métiers) devenue paroisse en 1184. L’édifice fut construit entre le XIIe et le XVIIe siècle et mêle les styles gothique flamboyant et Renaissance. Parmi ses très nombreux trésors (hélas trop souvent méconnus), la chapelle des malades située derrière le chœur occupe une place particulière, tant par son histoire que par sa vocation spirituelle et sociale. Dès le Moyen Âge en effet, cette chapelle fut le siège de la Confrérie de Notre-Dame de Miséricorde dont les membres s’engageaient à servir et nourrir les malades du quartier.  Un lieu de prière et de recueillement qui a traversé les siècles, survivant aux bouleversements de la Révolution française et aux multiples restaurations de l’édifice.

Aujourd’hui, la chapelle des malades reste un lieu vivant. Chaque jeudi, une assemblée se réunit dans l’église pour la prière des malades. Une tradition, toujours vivace, qui attire des fidèles en quête de réconfort et d’espoir. Mais la chapelle est devenue au fil du temps bien mal en point. Il s’avère que constatant son très mauvais état (fuite d’eau, encrassement, accès interdit au public, les grilles d’entrée sont fermées…), une personne qui lui est attachée vient de faire un don conséquent en vue de sa restauration. Cette initiative est à l’origine du lancement d’une importante opération de restauration qui ne s’intéressera pas seulement à la structure mais aussi aux décors, aux lambris, saux fresques nombreuses dans cette église dues au célèbre peintre Georges Lallemant (1575-1636) dont certaines ont été restaurées en 2011, à la statuaire, le groupe sculpté de la Vierge présentant l’Enfant qui écrase la tête du serpent, la victoire sur le mal, œuvre de François-Nicolas Delaistre (1746-1832). L’artiste en débuta la taille en 1787 et l’acheva en 1817. Cet ensemble fut offert à la paroisse par Louis XVIII. Deux tableaux sont aussi à restaurer parmi lesquels celui du mur de droite représentant l’Adoration des bergers de Noël Nicolas Coypel peint vers 1710-1715.  

Rappelons que cette église longtemps laissée à son sort a bénéficié ces dernières années d’une campagne de restauration significative de son flanc sud (XVe et XVIe siècles) très abîmé, le long de la rue Cunin-Gridaine, où se trouve le fameux portail Renaissance (1590) inspiré par un dessin de Philibert Delorme.

Non loin de cette partie, les restaurations apparentes extérieurs actuelles sont destinées à mettre hors d’eau l’emplacement où sera réinstallé dans le courant de l’année, après restauration, le fameux grand tableau d’Albert Maignan Le Christ appelant à lui les affligés. Reste d’autres travaux à prévoir dont ceux du portail principal côté rue Saint-Martin encrassé et fragilisé par le temps et surtout ceux du grand orgue Clicquot, l’un des plus exceptionnels de France qui a gardé la plupart de ses caractéristiques initiales, mais qui s’est tu depuis plusieurs années en attendant son indispensable relevage (à quelle échéance ?).

La restauration de la chapelle des malades à Saint-Nicolas-des-Champs est donc bien plus qu’un chantier : c’est aussi une façon de faire vivre davantage et de dynamiser un lieu chargé d’histoire et de foi.

Pour cette restauration, la Fondation Avenir du patrimoine abritée par la Fondation Notre Dame reconnue d’utilité publique, est habilitée à recevoir vos dons (*).

(*) Adresser votre chèque à l’ordre de de la Fondation Avenir du patrimoine  à la Paroisse Saint-Nicolas des Champs 254, rue Saint -Martin 75003 Paris

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