La fête de la musique : bruit, beuverie et saleté !

Malgré l’ambiance qui aurait été vécue par de nombreux participants et ue rapportent avec délectation  certains médias, malgré la liberté retrouvée après des mois de mesures liées à la pandémie, malgré la foule très concentrée là où la puissance des sonos est la plus forte, la fête de la musique, 40 ans après sa première édition, a perdu tout le caractère qui faisait son succès. Il ne lui reste plus en réalité que son nom. Elle est devenue une foire où la beuverie a gommé toute référence à la musique remplacée par les décibels incontrôlés et le tintement des verres d’alcool, des cannettes et les saletés en nombre laissées sur l’espace public. Une véritable « fête de ordures » selon des agents de la propreté !
La plupart des autorités locales, sans agir, ont constaté, au fil des ans, cette triste évolution, la musique étant reléguée pour laisser au petit matin des trottoirs et des rues souillés. Des riverains  n’hésitent pas à dire que de nombreuses rues où plane une odeur nauséabonde d’urine, sont devenues des « égouts à ciel ouvert » donnant du fil à retordre aux agents du service de la propreté. la police s’attachant à limiter les débordements et les risques d’attentat toujours présents..

 

Pourtant dans plusieurs villes et non des moindres comme par exemple Annecy, Lille ou Compiègne, afin d’éviter les débordements, la municipalité a interdit purement et simplement la musique amplifiée en extérieur.  Les bars, cafés et restaurants n’ont pas eu le droit d’étendre leurs terrasses qui pouvaient  néanmoins ouvrir une heure de plus (jusqu’à minuit au lieu de 23h).  A Lille, on n’hésite pas à dire que la fête de la musique avait pris depuis plusieurs années des « allures de rave party » . A Annecy la consommation d’alcool a été interdite sur la voie publique. A Compiègne un couvre-feu a été instauré pour les moins de 16 ans non accompagnés.  Quant à Paris, si les animations musicales en intérieur et en extérieur ont été autorisées jusqu’à 0h30, la mesure est loin d’avoir été respectée (voir la vidéo édifiante prise rue Vieille du Temple autour du bar Le Saint-Gervais). Les 3200 policiers, gendarmes et pompiers déployés pour lutter contre la délinquance sur l’espace public et dans les transports en commun, n’ont pas pu tout contrôler durant cette soirée tant les attroupements étaient nombreux dans notre secteur (quais de Seine, jardin des Tuileries, place de la  République, jardins du Palais Royal, place de la Bastille…). Les pickpockets et les vendeurs à la sauvette ne manquaient pas.

Il devient urgent de revoir l’organisation et les règles attachées à la fête de la musique qui a été totalement dévoyée. Il n’est pas normal, même sous le prétexte du besoin de relâchement après plusieurs confinements, de laisser nos rues dans un tel état, de priver de sommeil des quartiers entiers.

Non tout n’est pas permis lors la fête de la musique. Elle n’est ni la fête de la soulographie, ni la fête des abus, ni la fête des incivilités.

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