La piétonnisation ne peut réussir sans contrôle

Deux récents arrêtés de la Maire de Paris définissent deux aires piétonnes dans le centre de Paris, l’une est dénommée « Beaubourg » (4ème) et l’autre « Quartier de l’Horloge » (3ème). Les rues concernées du secteur « Beaubourg » sont respectivement, en partie ou en totalité, celles d’Aubry le Boucher, Brise Miche, de la Reynie, l’impasse Saint-Fiacre, de la Verrerie, de Venise, des Juges Consuls, des Lombards, du Cloître Saint-Merri, Nicolas Flamel, Quincampoix, Rambuteau, Saint-Bon, Saint-Martin, Saint-Merri outre les places Saint-Fiacre, Edmond Michelet, Georges Pompidou et Stravinsky. Pour le « Quartier de l’Horloge », les rues sont les passages Brantôme, des Ménétriers, du Maure, et les places Bernard de Clairvaux et Brantôme.

Dans les 2 cas, les véhicules de secours et de services publics sont autorisés à circuler ainsi que les cycles (même en sens inverse de la circulation si les voies sont à sens unique). Pour le secteur Beaubourg dont la configuration est différente, sont autorisés aussi les véhicules des riverains, de nettoiement et les transports publics particuliers de personnes (pose et dépose ou prise en charge  de passagers), ainsi que les véhicules de livraison entre 07h00 et 13h00.

Ces arrêtés ne font que renforcer des arrêtés existants dont les plus anciens datent des années 80. Ils confirment ce qui existe déjà dans deux quartiers dont la vocation est effectivement d’être piétonniers compte tenu de leur configuration ou de leur fréquentation importante. Ils n’apportent donc rien de nouveau.

Mais la réalité aujourd’hui pour le « Quartier Beaubourg » en particulier, est toute autre, chacun peut se déplacer comme bon lui semble, en voiture, en moto, en camion ou en fourgonnette. Les potelets à certains endroits, censés empêcher ces déplacements, ayant tout bonnement disparus. A force de les voir descellés, pliés ou arrachés, les services de la voirie ont baissé les bras et ne les remplacent plus, la sécurité des piétons n’est plus assurée!

La vigilance est donc pour ces derniers de tous les instants. Il leur appartient d’être prudents, constamment aux aguets, à tout moment peut en effet surgir un véhicule, un deux-roues motorisé ou non… La situation est tout à fait paradoxale puisqu’il appartient aux piétons de faire attention et non plus aux conducteurs indélicats pourtant responsables de cette insécurité. Le  manque de sanctions pour entrave aux règles de déplacements en vigueur est évident.

Aussi cette publication des deux arrêtés n’a vraiment d’intérêt que si elle est suivie de contrôles effectifs par les autorités compétentes afin de supprimer, sinon limiter, les transgressions quotidiennes de conducteurs impénitents qui pourrissent la vie des piétons.

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