Les conseils de quartier se préoccupent du développement anarchique des terrasses

Le 27 juillet s’est tenue une réunion de coordination des 7 conseils de quartier de Paris Centre à propos des terrasses estivales. L’idée étant de constituer une commission inter quartier afin d’accroître le poids des Conseils de quartier et agissent de façon concertée. En effet, outre les terrasses, les sujets communs ne manquent pas, les nuisances sonores, notamment nocturnes,  les locations saisonnières et  l’harmonisation des différents types de circulation des personnes et des biens…
Concernant les terrasses les membres de cette commission ont rappelé les règles qui s’appliquaient, à savoir:
– Les affichettes, ou tout autre type de support retenu par les services de la Ville de Paris, délivrées en vertu des dispositions de l’article DG.12 du Titre 1, doivent être apposées de manière visible sur la vitrine du commerce bénéficiaire de l’autorisation.
– Il ne peut être autorisé de terrasse ouverte d’une largeur inférieure à 0,60 mètre. En conséquence, sur les trottoirs d’une largeur utile inférieure à 2,20 mètres, les terrasses ouvertes sont interdites.
– Les parasols ne doivent pas présenter de saillie par rapport à l’occupation autorisée.
– Les mobiliers ne peuvent pas être maintenus sur le domaine public de voirie pendant les heures de fermeture de l’établissement.
–  Les détritus (papiers, mégots, déchets…) doivent être enlevés sans délai, qu’il s’agisse de la contre-terrasse comme de ses abords immédiats.
– Des cendriers mobiles et des poubelles doivent être mis à la disposition des consommateurs et vidés aussi souvent que nécessaire.
– L’enlèvement des graffitis et de l’affichage sauvage est à la charge de l’exploitant et est effectué sans délai.
– L’exploitant veille à limiter les nuisances sonores générées par la contre-terrasse afin de respecter le cadre de vie des riverains pendant son exploitation et à sa fermeture (rangements des mobiliers).
– Les installations sont démontables en quelques heures.
– L’exploitant affiche dans sa vitrine l’autorisation qui lui est délivrée par l’administration, afin de faciliter les contrôles par les agents compétents.
Sont interdits dans les contre-terrasses estivales :
– L’installation de tout type de commerce accessoire, la pose de tapis ou de revêtement de sol recouvrant le trottoir, d’appareils de distribution automatique, sauf les distributeurs de gel hydro-alcoolique, le stockage de denrées hors opérations de livraison.
– La mise en place de tout type de bâches ou d’écrans sur le pourtour et dans l’occupation autorisée de la contre-terrasse.
– Le autorisations de terrasses estivales peuvent être accordées sur le domaine public de voirie et l’exploitation des installations autorisées est permise tous les jours jusqu’à 22 heures.
Les conseils de quartier comme la plupart des riverains ont bien conscience que nombre de terrasses, surtout estivales ne sont pas en conformité avec ces règles et que la tension monte auprès des riverains . Ils rappellent que les signalements d’abus sont possibles sur le site « dansmarue » .  Mais comment peut-on imaginer, compte tenu du nombre de terrasses dans la capitale (12 000 dont 2 000 pour le seul arrondissement de Paris Centre) que la Direction de l’urbanisme (Sous-direction du permis de construire et du paysage de la rue) qui donne les autorisations et la DPSP (la police parisienne) chargée de faire appliquer les textes, soient en mesure, avec des effectifs peu nombreux, des horaires de travail limités, en pleine période de vacances estivales et face aux consignes laxistes données par l’équipe municipale, de faire respecter le règlement ?
Les membres des conseils de quartier dont le poids reste bien modeste au regard des mairies l’ont bien compris. C’est pourquoi à leur niveau, ils essaient d’agir, de défendre les habitants en essayant d’obtenir des statistiques (autorisations, verbalisations, fermetures administratives …) et en questionnant les édiles, afin de contenir la folie dont se sont emparés les élus en favorisant l’extension massive du nombre des terrasses et en oubliant au passage que la capitale n’a pas vocation à devenir un bar géant…!

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