Ne pas se laisser déborder par les incivilités

Pour beaucoup de fatalistes, les incivilités sont devenues l’apanage de la société actuelle, certaines valeurs ont disparu mais, pensent-ils, tant pis « il faut faire avec » et accepter cette évolution pourtant fâcheuse des comportements.

Doit-on si facilement se résigner ? Ne baisse-t-on pas les bras un peu trop rapidement en agissant de la sorte et finalement n’est-ce pas une manière de favoriser justement ce que nous ne voudrions pas voir envahir notre quotidien.

En réalité cette attitude de repli sur soi-même est commode mais d’une certaine façon égoïste. Notre expérience de la vie collective, notre rôle de citoyen, nos devoirs et l’éducation que nous avons reçue nous conduisent naturellement à tenter de combattre, sinon corriger ce qui fait l’essence même de notre société.

La passivité est certainement notre principal ennemi en la matière. Ne rien dire, ne rien faire n’est pas la bonne solution lorsque l’on voit quelqu’un jeter un papier, un mégot ou un gobelet à terre, lorsque l’on passe devant des tags hideux, des affiches sauvages, des autocollants sur le mobilier urbain, ou bien lorsqu’un deux roues alors qu’il n’y est pas autorisé emprunte les trottoirs et gêne les passants ou enfin lorsque des dépôts sauvages sont laissés sur l’espace public. Nous pourrions ajouter aussi le cas des terrasses de bars-restaurants ou des étals de magasins qui ne sont pas autorisés à occuper l’espace public ou qui débordent de l’emprise autorisée (une affichette décrivant l’autorisation est obligatoirement apposée sur la vitrine du commerçant).

Pour tous ces cas, sauf cas rares à craindre d’agressions verbales ou physiques d’individus vindicatifs, il faut montrer que leur comportement nous choque ou alerter les services dédiés de la ville, afin qu’ils agissent. Quant au bruit la nuit le commissariat doit être appelé systématiquement.

Nous sommes tous conscients de la lourdeur et des désagréments de devoir procéder de la sorte mais nous n’avons pas le choix à notre niveau, sinon de passer par les associations concernées  comme Marais-Louvre ou le réseau Vivre Paris.

Il est sûr qu’agir de la sorte peut ressembler à des coups d’épée dans l’eau, pourtant nous voulons croire que cette pratique des petits pas est payante à terme et qu’elle vaut bien mieux que de ne rien faire. Alors prenons notre courage à deux mains et osons si nous voulons endiguer la montée des incivilités.

« Les grandes transformations se font à petits pas. Pose une pierre chaque jour, n’abandonne jamais ta construction et l’édifice grandira… » Maya Angelou

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