Paris et la crise sanitaire, modestes réflexions d’un Parisien

Paris s’est un peu « endormie », les restaurants, les bars et les cafés sont pour la plupart fermés, les grands magasins et les moins grands ont tiré rideau sauf les commerces alimentaires, la capitale comme toutes les communes françaises et d’autres en Europe a retrouvé son air des mauvaises périodes de notre histoire où  nombreux étaient ceux qui se terraient chez eux.

Le centre de Paris habituellement si animé, trop animé même, a des airs de dimanche matin très calme…plus de musique amplifiée de jour comme de nuit gênant les voisins, très peu de véhicules en circulation, plus de bruit intempestif des terrasses, des sirènes et des klaxons ou de manifestants, les bicyclettes et les trottinettes ainsi que les motos aux moteurs vrombissants ont disparu. Curieusement on perçoit les gazouillis des oiseaux. Insouciance, peur ou repli sur soi  dominent les esprits et avec pour la première fois avec cette ampleur, une généralisation du travail à distance à domicile ou à la campagne pour ceux qui ont préféré fuir Paris. Enfin, ce qui est encore plus frappant pour nous Français ce sont les personnes que l’on voit munies de masques, à l’instar des habitants plus habitués des pays asiatiques.

Selon les spécialistes il était grand temps de prendre le virage du confinement. Depuis plusieurs semaines déjà les recommandations et les précautions d’usage à engager nous sont énoncées dans les médias, les lieux publics, au travail, par les professionnels de la santé, des membres du gouvernement et in fine par le Premier Ministre et le Président de la République. Chacun clame très haut que la santé des Français compte avant tout face à cette épidémie mondiale de coronavirus venue de Chine.Et tant pis pour les dégâts collatéraux notamment en matière économique, des mesures seront prises pour qu’elles soient les moins impactantes possibles pour les professionnels qui ne peuvent plus travailler.

L’épidémie doit être effectivement prise très au sérieux par tous et rien ne doit être négligé. tant à Paris que dans d’autres villes. Tout en effet n’était pas sous contrôle et la prise de conscience de la gravité de la situation a été longue à intégrer dans les esprits. Il suffisait de se déplacer dans Paris pour constater certaines aberrations mises en exergue après le constat de dimanche 15 mars dernier où les promeneurs étaient légion dans les parcs et jardins publics et sur les bords de Seine… sans prendre la moindre précaution. Des personnes s’embrassaient, d’autres se serraient la main et beaucoup marchaient ou étaient assises les unes contre les autres… sans respecter la distance prescrite. Et que dire du manque de sagacité quant à la prévention au regard de gestes banals. Ainsi s’est-on interrogé sur les risques de contamination liés à l’utilisation des trottinettes et des bicyclettes en libre service par exemple ? Pourtant  les poignées et embouts de guidons réalisés en matériau mou sont touchés par de nombreux usagers sans que des mesures aient été prises pour les désinfecter régulièrement.  Est-ce que les pigeons porteurs de maladies, comme les rats, ne sont pas concernés par le virus et peuvent peut-être aux aussi transmettre des maladies ? Quid aussi des animaux domestiques si nombreux dans la capitale et avec lesquels les enfants aiment tant jouer ? On nous dit qui rien n’est à craindre de ce côté c’est pourtant un pangolin qui, selon les autorités chinoises, serait à l’origine de la crise sanitaire !

Nous ne saurions assez recommander, sans être paranoïaque de faire attention à tout, y compris les boutons (digicodes, ascenseurs, téléphone, terminaux de paiement, guichets automatiques…), les poignées de portes, les boutons électriques… L’heure est à la prudence!

Enfin nous constatons combien les personnels de santé sont débordés et leur dévouement doit être salué. ils pointent tous le manque criant de moyens, de matériels et de lits. Nous ne pouvons nous empêcher de rappeler que nous avions dénoncé la fermeture de l’Hôtel Dieu…

Effet inattendu de cette crise, la qualité de l’air de Paris en revanche devrait s’améliorer, à l’aune de nombreuses cités chinoises et d’autres pays frappés par la crise, les émissions de CO2 et autres gaz ayant fortement diminué mais après un certain délai nécessaire pour arriver à ce résultat. Les scientifiques n’imaginaient pas qu’un telle amélioration puisse se produire aussi rapidement.

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