Paris transformé en bistrot géant

 

La pandémie liée au COVID 19 a permis d’accélérer le mouvement de fond bienveillant initié par la Maire de Paris et son équipe consistant à faire de Paris un immense bistrot à ciel ouvert. Cette affaire d’extension des terrasses destiné à compenser voire sauver une profession en particulier les bars, n’est que le prétexte d’une politique de développement anarchique de la fête au mépris de toute concertation avec les habitants et des autres professions qui n’ont pas eu droit à de telles faveurs ?

Privatisation unilatérale gratuite de l’espace public au détriment des piétons, multiplication des rues ou sections de rues transformées en voies piétonnes incitant à plus d’emprise des bars, Paris est devenu un bar géant une machine à alcoolisation, un champ de foire permanent. Comment peut-on imaginer qu’une telle débauche d’officines qui règnent en maîtres du bruit et empêchent tous les riverains de dormir puisse être classée, avec le soutien de la Ville, au patrimoine mondial de l’UNESCO? Un fantasme, nos brasseries typiques et pittoresques d’autrefois n’ont en effet plus rien à voir avec les « estaminets » d’aujourd’hui.

On entend  ici et là qu’il faut vivre avec son temps, qu’il s’agit d’une évolution des comportements, que la vie est difficile et dure alors qu’il faut bien décompresser et se détendre. Il n’y a pourtant jamais eu autant d’habitants mécontents c’est pourquoi toute concertation a disparu. L’alcoolisme chez les jeunes n’a jamais fait autant de ravages, Paris est de plus en plus sale et quid du retour en masse des touristes, surtout les aficionados du « tourisme nocturne » selon la formule officielle? Les soi-disant contrôles sont inopérants voire inexistants et on s’étonne de constater que seule une profession est favorisée par l’extension des terrasses et aucune autre. Pourquoi ?

Le maintien de la fête de la musique malgré les conditions sanitaires fragiles qui a entraîné de nombreux regroupements  de personnes sans respect des règles de distanciation, sans masque … est un risque inconséquent pris là encore par les autorités. Il peut relancer une seconde vague de l’épidémie avec des conséquences encore plus lourdes que celles que nous avons connues. Vraiment cet événement aurait du être supprimé cette année !

Nous ne le dirons pas assez, Paris a perdu le charme qui pourtant faisait sa réputation, foire – fête et alcool sont devenus l’activité majeure de développement de la capitale de la France qui mérite vraiment mieux et a d’autres cartes à jouer que la complétion avec d’autres villes étrangères qui ont pris le même chemin et dont on mesure a posteriori les ravages sur les habitants.

 

Les élections municipales auraient dû permettre un grand débat sur ce sujet, la pandémie est venue perturber les choses et il est vraiment regrettable qu’unilatéralement la Maire, profitant de cette situation, ait forcé les choses au mépris de ses concitoyens électeurs et contributeurs des ressources de la ville par leurs impôts. Il nous semblait que la démocratie était toute autre que cette façon de procéder.

 

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