Airbnb affirme vouloir mettre de l’ordre dans ses offres de location

Le directeur des affaires publiques Europe d’Airbnb a rendu public le communiqué suivant « Nous ne voulons laisser planer aucun doute quant à la fermeté de notre politique de tolérance zéro vis-à-vis des comportements inappropriés sur notre plateforme…Alors que la France fait face à un nouveau confinement, notre priorité est de faire le nécessaire pour assurer la sécurité de toutes et tous« ,

C’est ainsi qu’environ 900 annonces ont été supprimées ou suspendues par Airbnb à l’encontre des fêtes organisées dans les appartements loués par son intermédiaire mise en œuvre dans le contexte de la crise sanitaire.« 

Ces suppressions feraient suite à des plaintes ou à des violations des règles concernant des locations pour l’organisation de fêtes et d’événements non-autorisés que la plateforme n’a en vérité interdit véritablement qu’à partir du 20 août dernier !

Il semblerait, c’est du moins ce qu’annonce Airbnb, que 30.500 demandes de réservations en France entre mi-août et mi-septembre aient été bloquées du fait de ces restrictions visant les personnes de moins de 25 ans souhaitant louer des logements entiers près de leur domicile.

Nous sommes ravis de cet engagement et il ‘est jamais trop tard pour bien faire, mais nous supputons que ces décisions prises ont été commandées finalement par la permanence de la crise. Il est grand temps que le chambardement provoqué par ces locations dans les copropriétés cesse car les témoignages qui ont été rapportés par ceux qui les subissent sont effarants. Toute la panoplie des abus y sont concentrés, nuisances sonores nocturnes, drogue, alcool, prostitution, « sniffage » de gaz hilarant, insécurité, immondices et saleté. La police est appelée à la rescousse (souvent plusieurs fois dans la nuit et au petit matin) et a bien du mal à faire rentrer dans l’ordre des personnes qui ne sont plus maitres d’elles-mêmes. Quant aux propriétaires, imaginant faire une bonne affaire, ils retrouvent leurs appartements transformés en « barnums » ou, pire encore, entièrement saccagés.

Enfin la plateforme, source de maux dans nos quartiers, semble vouloir se remuer (comme a commencé à la faire la mairie), encore faut-il que cette initiative soit appliquée à la lettre. C’es aussi une façon d’essayer de « redorer » son image alors que son activité est au plus bas.

Mais qu’en sera t-il, la pandémie passée, lorsque le tourisme aussi repris un rythme normal? Est-ce que ces bonnes intentions seront encore d’actualité ou déjà oubliées?

Dernière informationLes députés viennent d’adopter ce jeudi 12 novembre un amendement au projet de budget 2021 qui permet de supprimer un plafond qui s’appliquait pour la taxe de séjour réglée pour les nuitées dans les meublés touristiques. Les collectivités vont avoir désormais la possibilité d’augmenter cette taxe de 2,30 € à 4,10€/nuit, le même plafond que celui des palaces qui met aussi la France dont Paris au même niveau que la plupart des capitales européennes. L’horizon s’obscurcit un peu plus pour les plateformes de locations touristiques.  

NDLRAirbnb vient d’annoncer son intention d’être cotée au Nasdaq pour Noël 2020. Valorisée entre 25 et 30 milliards de $  (malgré 674 millions de $ de pertes pour un chiffre d’affaires de 4,8 milliards de $,  en 2019)  cette opération lui permettrait de lever 3 milliards de $ alors qu’elle affiche 1,8 milliards de $ de dettes. Cette opération lui permettra outre de restructurer sa dette, de faire des acquisitions afin d'(asseoir encore plus son emprise qui se traduit par 7,4 millions d’annonces  référencées,  dans 220 pays et 100 000 villes!  Le cauchemar pour tous les habitants proches de ces locations. Malgré tout, le prospectus rédigé par la société pour réussir son entrée à la bourse de New York pointe la pandémie de la COVID 19 (25% des effectifs supprimés au printemps dernier), les risques juridiques et les actions judiciaires, les amendes et litiges fiscaux (1,3 milliard de $) dont elle fait l’objet et contrarient son essor. 

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