La culture sacrifiée sur l’autel de la pandémie de la Covid 19

Les professionnels de la culture sont vent debout contre les mesures sanitaires qui les frappent puisqu’ils ne peuvent ouvrir au public leurs établissements qui sont soupçonnés de propager l’épidémie.

Des manifestations récentes (devant l’opéra Bastille en particulier) demandent au gouvernement de revenir sur sa décision, la situation étant jugée catastrophique. Il est vrai qu’en fin d ‘année les Parisiens fréquentent nombreux les salles de spectacle. Les appels ne manquent pas, « ouvrez les théâtres », « ouvrez les cinémas », « déconfinons la culture! », « arrêtons le mépris », « on va mourir et même pas sur scène »…

Six mois sans spectacle c’est beaucoup pour une profession qui bénéficie souvent de subventions, dont l’activité est tout juste équilibrée et malgré les aides spécifiques dues à la crise que nous traversons. Le monde de la culture, comme d’autres secteurs eux aussi trés impactés souffre, et cela se voit. Le Louvre et tous les musées sont inanimés, les théâtres sont sans âme (il sont nombreux dans notre arrondissement), les lumières des sont éteintes et les personnels sont pour la plupart en chômage technique ou sans travail. Les diffusions de spectacles via internet ne suffisent pas entretenir la flamme et le désespoir s’est installé.

Le pire dans cette situation est qu’aucune date n’est fixée quant à la réouverture, personne n’a idée de ce qui sera décidé a partir du 7 janvier fixée par la Ministre de la culture qui au besoin n’écarte pas toutefois le « sur mesure » …

Des déclarations faites par les professionnels nous retenons qu’ils ne comprennent pas cette « dureté » à leur égard alors que des mesures barrière strictes étaient proposées dans les salles et les musées. « Pourquoi n’a t-on pas appliqué des mesures aussi sévères à d’autres secteurs ? » avancent-ils.

Le mot le plus fréquent utilisé par les professionnels du spectacle est celui de « mépris« . Les tribunaux, le Conseil d’Etat (un référé liberté) ont été saisis.

Oui la crise n’en finit pas de laisser sur le chemin nombre d’activités et de personnes sans emploi, et le monde du spectacle n’y échappe pas lui non plus. Mais peut-être plus que dans d’autres pays et à Paris en particulier, notre sensibilité à la culture fait que cette « privation » et ce « marasme » sont, plus que pour d’autres encore. Un peu de notre ADN est touché et s’étiole.

Espérons que trés vite désormais, ce pan entier de ce qui fait notre spécificité reprenne vie pour notre plus grand bonheur.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.