La mairie tente de lutter contre les tags et l’affichage sauvage

Nous avons fréquemment abordé le sujet des tags et affiches sauvages qui enlaidissent le paysage de nos rues.
La mairie de Paris essaie de trouver les moyens de combattre ce type d’incivilités et de les prévenir.  Elle a édité une plaquette dont le titre est « Lutte contre l’affichage illégal, les tags et graffitis : mode d’emploi ». Ce document qui a le mérite d’exister apprend aux lecteurs que les éboueurs de la ville enlèvent quotidiennement 650 m2 de tags et graffitis, « l’équivalent d’un terrain de tennis ». Hebdomadairement ce sont des centaines d’affiches illégales qui sont décollées. N’hésitant pas à parler de « pollution visuelle » il est ajouté par la mairie que ce type d’incivilité  est « un manque de respect pour le travail quotidien des agents de la propreté » engendrant « des dépenses importantes pour la collectivité, supportées par les impôts des Parisiens (*) »
La mairie souligne que seuls les graffitis situés à moins de 4 mètres sont enlevés par ses services via les signalements sur l’application « dansmarue » (NDLR : les délais de réaction des intervenants peuvent néanmoins être longs). Elle enlève aussi, et nous l’avons mentionné il y a peu, les graffitis sur les rideaux métalliques. Si le rideau est ajouré il fait l’accord du propriétaire. La mairie n’oublie pas de préciser que si du «  street art » (on ne voit pas toujours hélas la différence avec des tags) figure sur des murs, il faut le signaler à la mairie d’arrondissement et à la division territoriale de la propreté afin qu’aucune demande d’enlèvement ne soit suivie d’effet. Le « chat et l’écureuil », peinture commandée récemment par le musée de la chasse et de la nature sur un mur au-dessus d’une porte de côté de l’Hôtel rue des Quatre Fils (ex 3e) surprend quand on sait qu’il répond à une commande pour un immeuble du XVIIe siècle édifié sur des plans de François Mansart. Doit-on faire exécuter du « street art » sur ce type de monument?!
Le message de la mairie après avoir rappelé que son aide aux habitants était gratuite est de conseiller aux « propriétaires et bailleurs de déposer plainte contre X au commissariat sur ces agissements illégaux ». Des photos sont conseillées pour accompagner cet acte en particulier la signature du tagueur et la localisation du tag ou des affiches avec le nom de la marque mentionné afin de « faciliter le travail d’enquête et de poursuite du Parquet de Paris et de la Police nationale ». Même si les démarches sont fastidieuses ajoute t-elle, il est important de les engager. D’autant que tout propriétaire peut faire appel à son assureur pour la prise en charge du coût de l’enlèvement des tags qui ne répondent pas aux critères exigés par la ville pour l’éradiquer gratuitement.
Autres points. Si les tags sont haineux injurieux etc… il faut le spécifier sur l’application «  dansmarue » pour un effacement d’urgence. Enfin si les murs tagués sont fragiles voire en mauvais état, l’équipe d’enlèvement du tag n’est pas autorisée à intervenir et le propriétaire de l’immeuble doit le faire faire à ses frais par une entreprise ad hoc.
Il faut souhaiter que ces conseils seront suivis d’effet et permettront de réduire cette forme de saccage qui, avouons le, a pris de l’ampleur partout sur tout le territoire.
(*) Nous n’avons pas reproduit dans son entier ce dernier mot écrit en écriture incluse pourtant interdite au sein de l’administration !?

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