Les articles pleuvent actuellement sur les Zones à faible émission (ZFE) dont avait été annoncée la suppression à la suite de l’action du mouvement #lesGueux lancé sur les réseaux sociaux par Alexandre Jardin (Voir nos article des 25 mars et 30 mai 2025 ). Un vote pour entériner la suppression des ZFE dans le cadre du projet de loi sur les simplifications était prévue le 27 janvier dernier à l’Assemblée Nationale mais il n’ a pas eu lieu, il en a été de même au Sénat. Le gouvernement qui semble, d’aprés les commentaires, favorable au maintien des ZFE et risque des actions en justice a préféré, à l’approche des municipales, reporter juste quelques heures avant, le vote aprés les élections. Cette décision, inattendue semble t’il, a irrité plus d’un parlementaire. L’amendement voté en commission mixte paritaire visait à en finir avec les ZFE. Rappelons qu’il s’agit, depuis la loi climat et résilience du 21 août 2021, d’interdire les véhicules dits les plus polluants de rouler dans les métropoles qui en ont fait le choix (42 zones ainsi créées et 25 en vigueur dont celle de Paris). Alexandre Jardin a fait savoir qu’il ne laissera pas « … instaurer un système de ségrégation officielle« .
Tout ces atermoiements créent une grande incertitude qui perturbe les propriétaires de véhicules qui n’entrent pas dans les clous du fait des textes édictés consacrant l’instauration des ZFE. Perturbations qui touchent aussi les municipalités qui voulaient verbaliser et ont préféré attendre (la métropole du Grand Paris a reconduit sa décision de ne pas sanctionner les véhicules Crit’Air 3 et plus qui roulent encore) et celles qui hésitaient à mettre en place une ZFE suspendues au résultat des votes parlementaires. Quant aux radars de détection prévus, leur installation a été repoussée et si ils le sont ils n’ont pas été mis en fonction tant que la confusion régnera. Une cacophonie qui ne satisfait finalement personne ou presque. Il faut aussi mentionner malgré la moyenne d’âge élevée des véhicules en circulation (11,5 ans) et du fait notamment de ce contexte la dégringolade des ventes de voitures en France (1,6 million de véhicules neufs ont été vendus en 2025 contre 2,2 millions avant le Covid!).
Les points essentiels de ces ZFE, outre qu’elles sont censées réduire la pollution de l’air, sont surtout une restriction des libertés individuelles et une grande ségrégation sociale (nombre de personnes n’ont pas aujourd’hui les moyens de changer leur véhicule alors que le prix des véhicules neufs électriques ou hybrides se sont envolés). Beaucoup critiquent le fait que l’interdiction, avec ses dérogations liées et diverses, est à la main des villes et souvent ce sont des usines à gaz pour les automobilistes. Selon la ville que vous traverserez vous serez soumis à des contraintes différentes ou non sans parler des formulaires permettant d’obtenir des dérogations. On nous vante la diminution du nombre de propriétaires et d’usagers des voitures, or les voyageurs utilisant l’avion, bien plus polluant, sont de plus en plus nombreux et sont souvent les premiers à critiquer la pollution automobile !
« Un dispositif contre les pauvres pour que les riches puissent respirer » disent certains pointant du doigt les SUV autorisés dans de nombreuses agglomérations qui polluent pourtant plus que des modèles classiques anciens !
Sources : articles de presse des 27 et 28 janvier 2026
