L’ancien musée de la poupée investi par une jeune marque de confection

Il se trouve des endroits presque secrets où il est possible de faire des découvertes inattendues.

Ainsi tout au fond de l’impasse Berthaud (ex 3e), après avoir longé le restaurant « Le Hangar », puis le portail donnant accès au square Anne Franck et traversé une cour arborée fermée par des grilles, se trouve le numéro 7. On pénètre alors dans un magasin de vêtements féminins de la marque  « Les Petites Jupes de Prune » qui occupe l’ancien Musée privé de la Poupée, fermé il y a quelques années faute d’un nombre de visiteurs suffisant.

Comme se plaisent à la rappeler les fondatrices, leur maison était installée au départ dans des locaux minuscules rue Greneta (3e) et dans le Sentier pour la  production. Ce qui ne donnait pas cette impression de « musée de la jupe » qu’apporte cette surface nouvelle comprenant bureaux, salle de réunions, ateliers et même une grande cuisine ouverte sur l’espace de ventes. Les murs sont couverts de jupes, robes, pantalons, manteaux et de piles de pulls et tee-shirts empilés sur des rayons… L’activité porte essentiellement sur la production de tenues féminines intemporelles de cérémonies de mariage produites en petites séries. Les modèles proposés se déclinent en d’innombrables couleurs.

Ce qui a retenu notre attention est le lieu, accueillant, paisible et calme, ainsi que l’esprit d’entreprise de ces jeunes femmes (moyenne d’âge 28 ans). Tout juste sorties de leur école, elles ont fondé, en 2012, cette affaire à taille humaine (6 collaborateurs), menée par Prune Boidin dans un contexte qui n’est pas facile, avec le souci de faire fabriquer en France, de façon éthique et de n’utiliser que des tissus français !  Dans leur présentation les animatrices soulignent  la  » passion pour les vêtements, l’humain, le partage…des journées rythmées qui ne se ressemblent pas…toujours prêt à relever un challenge, trouver une solution, être créatif et partager le quotidien avec une équipe qui partage les mêmes envies ! » . Elles sont en lien pour une partie de la production avec une usine de Loire Atlantique de 15 salariés reprise par une jeune femme énergique et pleine d’allant. Usine qui assure à la fois la coupe, le bureau d’étude, le patronage, le matelassage, l’encollage et la broderie…

Il est réconfortant que de jeunes talents animés par un optimisme à toute épreuve et l’esprit d’entreprise servent d’exemple et de moteur à ceux qui sont envahis par le pessimisme et le doute.

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