La chasse aux automobiles ne faiblit pas

La contestation est de plus en plus grande contre la chasse aux voitures qui touche non seulement Paris mais d’autres grandes villes en France. Sens interdits qui se multiplient, rues barrées de plus en plus nombreuses , les vélos qui pullulent et sont peu respectueux des piétons voire des autres cyclistes  (le 5 janvier alors que la neige s’épaississait sur la chaussée  nombre d’entre eux continuaient à rouler malgré le danger pour eux mêmes et les piétons…). Il est devenu de plus en plus stressant de marcher ou de rouler dans Paris. Que dire aussi pour ceux obligés de rouler en voiture, s’ils doivent stationner, les prix ont explosé. Selon les chiffres municipaux, la circulation automobile a baissé de 60% dont 12,5 % entre 2023 et 2024! Il est vrai que tout a été fait pour en arriver là.  29 000 places de stationnement ont été supprimées entre 2012 et 2024 et ce n’est pas terminé en raison notamment de l’injonction de la sécurité routière de ne plus laisser de places de stationnement à moins de 5 m d’un passage piétons, ce qui représente 22 000 places supplémentaires qui seront éradiquées rien que dans la capitale.

Les artisans sont les plus touchés. Ils ne peuvent pas tous travailler avec un vélo cargo ou en empruntant le métro ou le bus… Comment feraient-ils pour transporter leur outillage, leur matériel et les matériaux nécessaires à leur intervention ? Le coût supplémentaire occasionné par le stationnement est la plupart du temps ajouté au montant de la facture, renchérissant d’autant les travaux pourtant indispensables. Bien entendu nous faisons fi dans notre raisonnement de la perte de temps pour ces entrepreneurs ou leurs employés dans la recherche d’une place de stationnement, dans les embouteillages toujours aussi nombreux sinon plus du fait du rétrécissement de la voirie, de l’élargissement des trottoirs, des créations de pistes cyclables et des travaux constants et longs. Ainsi, selon Le Figaro du 22 décembre 2025, qui citre Inrix, un institut britannique d’analyse des transports, « les automobilistes parisiens seraient restés en moyenne 97 heures dans les bouchons en 2024 » faisant de notre a capitale la seconde ville aprés Londres la plus embouteillée d’Europe! Certains en viennent à se demander si les bouchons ne seraient pas voulus pour décourager davantage les automobilistes téméraires ? La plupart du temps tout un couloir de circulation, toute une rue est bloquée au regard d’une zone de travaux a priori pourtant très limitée. Et que de temps utile perdu! 

Et que dire de la pollution de l’air et de la pollution sonore qui en découlent (ronflement des moteurs; klaxons, invectives…). En aucun cas, il est possible d’affirmer que la circulation est apaisée, c’est plutôt le contraire qui est constaté puisque sont forcés de rouler ensemble vélos, trottinettes, automobiles, motos et bus au grand dam des piétons médusés et apeurés, tout en renforçant l’agressivité entre tous ces différents intervenants .

La mise à mal des zones à faible émission (ZFE) n’a pas changé grand chose quant à la détermination des élus sur leur politique anti voiture. Les conséquences sur le commerce sont disent-ils le prix à payer pour diminuer la pollution de l’air. La baisse est-elle aussi significative qu’il y parait à la lecture des pourcentages annoncés dont on ne connait pas toujours les bases de calcul ? il est certain que le sujet de la circulation, des mobilités devient un des enjeux des prochaines élections municipales. Entre dogmatisme et raison gardée il va falloir choisir. avec en toile de fond une industrie automobile française qui régresse dangereusement. La filière automobile française assemblait 3,348 millions de voitures en 2000. Elle ne sont plus que 1,358 million en 2024. On imagine le nombre d’emplois supprimés!

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