Le passage du Caire, ombre de lui-même

Ouvert en 1798, en pleine campagne d’Egypte qui eut à l’époque une grande influence sur les arts, le passage du Caire le plus ancien de Paris affiche sur la place éponyme une façade « ornée de trois effigies de la déesse Hathor, reconnaissable à ses oreilles de vache. »

Outre son style oriental marqué, le passage du Caire (ex 2ème arrondissement) qui fut un temps appelé « passage de la Foire du Caire » est le plus long des passages parisiens (370 m) et sans doute un des plus étroits (les galeries ont 2,70 m de largeur). Le passage couvert d’une verrière en « arête de poisson » est composé de 3 galeries, les galeries Sainte-Foy, Saint-Denis et du Caire. Autre particularité, une partie du dallage des galeries a été effectué avec des pierres tombales du couvent des Filles de Dieu qui occupait auparavant les lieux avec son jardin non loin de la fameuse cour des Miracles. L’intéressante façade à la fois néogothique et égyptienne côté place du Caire a été peu modifiée, en sus des têtes sculptées installées en 1828, il existe autre originalité,  « une fresque de hiéroglyphes et de colonnes à chapiteaux lotus« . De nombreuses entrées secondaires ont été prévues lors de la construction, rues d’Alexandrie, Saint-Denis et du Caire. Mais l’intérieur modeste, étroit, aux vitrines rudimentaires contraste avec la richesse de la façade principale.

Entièrement occupée il y a encore peu, mais désertée depuis, par les grossistes de prêt à porter, de mannequins et autres fournitures pour les vitrines des magasins de mode, le passage a concentré dès le milieu du XIXe siècle une activité d’imprimerie et de lithographie (étiquettes imprimées, affiches réclames, enseignes ,pancartes, sacs en papier, boîtes en carton… n’attitrant plus en lieu et place des promeneurs que les professionnels. Professionnels qui aujourd’hui ont déserté l’endroit pour s’installer à Aubervilliers. Aussi malgré quelques travaux le passage du Caire bien triste n’est plus que l’ombre de lui-même malgré quelques irréductibles qui se maintiennent sur place.

 

Sources : Wikipedia, Paris ZigZag, Office du tourisme de Paris.

 

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