L’Ecole de la Joaillerie, une exposition et un lieu à découvrir

L’Ecole des Arts Joailliers, un « lieu d’apprentissage unique qui initie le grand public au monde de la joaillerie au travers de cours, conférences, expositions, vidéos et publications de livre. » a été fondée en 2012 avec le soutien de Van Cleef & Arpels. L’école ouverte à tous  « propose au public de découvrir les savoir-faire, la gemmologie ou encore l’histoire du bijou…à Paris » ( 31, rue Danielle Casanova 1er ) et à Hong Kong.

Actuellement c’est le dessin, c’est-à-dire le croquis de bijoux qui est à l’honneur. Toujours effectué à taille réelle, il est indispensable pour concevoir puis fabriquer un bijou et constitue un outil de communication essentiel entre les équipes (studio, pierres, atelier). Les « gouachés », pour employer le terme professionnel, sont exécutés une fois la pièce finie et servent à alimenter les archives sauf s’ls sont offerts aux clients. 

 Les professionnels de la joaillerie déplorent que ces dessins de grande précision soient des mal-aimés qui ne sont ni collectionnés, ni exposés, au prétexte d’être relégués au rang d’outil technique, en d’autres termes de travail préparatoire. Le fonds Van Cleef et Arpels a souhaité corriger ce constat en montant l’exposition actuelle dans une très belle scénographie qui se tient jusqu’au 14 février au sein de l’Ecole des Arts Joailliers. La période couverte commence en 1760 et se termine en 1914 sachant que la pratique des croquis joailliers remonte au XVIe siècle époque où Paris ne comptait aucun tailleur de pierres destinées à la bijouterie. Les supports utilisés de couleur marron pour la plupart sont divers, papier, carton, et surtout le papier calque.
 
Les différents essais, les différentes étapes du travail des artistes qui ont œuvré à la réalisation de ces croquis sont étonnants et même touchants lorsqu’on sait que pas mal de projets n’ont jamais abouti.  Souvent aucune date, aucun nom ne figure sur le dessin. L’exposition permet cependant d’admirer des esquisses d’artistes connus tels Micha et Lalique. On remarquera la précision, la minutie, le souci du détail, le raffinement selon les couleurs, le crayon, l’encre ou la gouache employées, en un mot l’excellence et la technicité de l’exécution de ces dessins. Un ravissement pour les yeux.
Au fil du temps, du fait des expositions universelles le dessin sert la vente, en particulier avec l’émergence de l’Art nouveau.
A voir .
 

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