L’enfer du boulevard Beaumarchais

Depuis que la place de la Bastille a été réaménagée, le boulevard Beaumarchais, déjà bien encombré auparavant, est devenu un enfer pour la circulation et aussi pour ses habitants. Le malheur veut que les mois passant, la situation empire. La méthode de la Maire, contraindre pour faire changer les comportements et les habitudes, ne fonctionne pas. La circulation interdite à un endroit se reporte sur un autre. Et ce report de trafic sur des voies déjà très fréquentées provoque la situation que connaît le boulevard Beaumarchais. Celui-ci concentre en plus du réaménagement de la place de la Bastille, les conséquences de la modification de la circulation à l’occasion de la restructuration de place de la République, la fermeture de le Rive Droite (*) et de la Rue de Rivoli, le nombre de plus en plus élevé des rues piétonnes et la réduction du nombre de voies sur le boulevard Bourdon. Beaucoup de causes donc conduisent à la saturation du boulevard.
Pour les habitants, le bruit permanent (moteurs, Klaxons…) et la pollution atmosphérique élevée sont devenus leur lot quotidien. Cette situation ne peut plus perdurer car le boulevard saturé provoque aussi l’engorgement de nombre de voies qui le rejoignent. Plus dommageable encore est la difficulté des passage pour les véhicules prioritaires. Si par malchance ils sont pris dans ce carcan, ils sont coincés. Un riverain nous a rapporté mercredi 19 mai peu après 17h00, qu’un véhicule de pompiers s’était trouvé dans un bouchon du fait de la sclérose de trafic boulevard Beaumarchais. Il lui aura fallu 20 mn pour aller de sa caserne (rue de Sévigné) à la place de la Bastille en passant par la place des Vosges. Situation inadmissible et davantage encore si au bout du chemin les pompiers doivent sauver des vies! Nous sommes aussi conscients des difficultés que cela entraîne pour les travailleurs qui ont besoin de leur véhicule pour exercer leur métier. Cette écologie punitive est inacceptable !
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(*) Le récent article du Monde du 20 mai intitulé  » A Paris, les mesures anti-voitures accusées d’être contre-productives »  « montrent que la fermeture des voies sur berges a déplacé la pollution sans vraiment la réduire…  L’étude de l’Institut des politiques publiques (IPP), un organisme de recherche indépendant créé par l’Ecole d’économie de Paris met en lumière les limites de vouloir interdire le centre de la capitale au trafic automobile de transit… », une hérésie contre-productive. Les 40 000 véhicules qui passaient chaque jour sur les berges ont été forcés de se reporter forcément sur d’autres voies. « La fermeture de la voie sur berge a conduit à une hausse de la congestion de 15 %… qui est restée stable dans le temps ». 

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