Les bouchons plus que jamais présents à Paris

Les bouchons Parisiens et ceux d’autres villes telles Marseille font leur grand retour après une accalmie en fin d’année dernière due à la pandémie. Les études menées par plusieurs organismes spécialisés (INRIX, Tom Tom) font apparaitre que les automobilistes parisiens sont ceux qui en France ont passé le plus de temps dans les bouchons en 2021 et Paris se place au 2ème rang mondial à ce titre.  sur l’année les automobilistes ont ainsi perdu 140 heures dans les bouchons (contre 148 heures pour les automobilistes londoniens). La principale raison serait due à Londres comme à Paris à un effet collatéral de la pandémie. Par peur de la contamination les usagers ont préféré l’automobile aux transports en commun.
Si il est noté cependant une  petite baisse du temps perdu par rapport à l’avant covid, ce n’est pas satisfaisant. Il ne faut pas oublier en effet, ainsi que le rappellent nombre de journaux, les décisions de nos édiles parisiens qui ont aggravé la situation ou empêché qu’elle s’améliore significativement. Elles portent sur la  » réduction du nombre d’axes ouverts aux voitures particulières, les suppressions de places de stationnement en voirie et l’augmentation de leur prix, l’abaissement de la limitation de vitesse…  » Ajoutons aussi le nombre ahurissant de chantiers engagés sr les voies de circulation, chantiers souvent d’ailleurs en panne. Toutes ces mesures ont été prises soi-disant pour réduire la pollution et les émissions de gaz à effet de serre en raison de la densité de la circulation. Or il y a toujours autant, voire davantage d’embouteillages et le problème n’est pas résolu.

Alors comment faire ? Les responsables des études publiées avec le classement des villes les plus impactées, notamment Tom Tom,  préconisent la mise en place d’  » un bon réseau périphérique, reliant les banlieues… (il est pourtant question de végétaliser le périphérique et d’y restreindre le nombre de voies de circulation quand ce n’est pas de l’aménager carrément  en parc )… Une autre idée amenée par ces études spécialisées préconise  aux villes de  » …rendre plus d’informations accessibles en direct, et à inciter les conducteurs à éviter les heures de pointe« .  Bien entendu il ressort qu’il faut développer « … d’autres modes de transport que la voiture en ville… Que ce soit par le covoiturage, les mobilités dites « douces » ou l’amélioration des transports en commun. »  Mais faut-il pour autant laisser les terrasses des bars se multiplier en leur allouant de l’espace qui normalement sert au stationnement, aux livraisons aggravant on l’a vu les difficultés de circulation. Bientôt les terrasses estivales vont réapparaitre et leur nombre sera semble-t-il encore plus élevé que l’an passé. Est-ce le bon choix pour éviter les encombrement, faire galérer les artisans, les commerçants et tous ceux pour lesquels leur véhicule est indispensable pour travailler ou se déplacer ?

 

1 commentaire

  1. Les travaux d’aménagement de la voirie (réduction du nombre des axes utilisables et des places de stationnement) sont prétendument destinés à réduire la pollution et pousser les automobilistes à délaisser leur voiture . Ils ont en fait beaucoup aggravé les bouchons et on ne voit pas de solution de remplacement efficace proposée. Seulement les sempiternels couplets sur les « mobilité douces » dont les contributions sont dérisoires. Les situations du carrefour Rivoli / Beaubourg et de l’accès au pont Notre-Dame ont empiré. Il faut dénoncer une conception dévoyée de écologie, beaucoup plus soucieuse d’être punitive que d’apporter réellement des solutions. Il faut aussi insister sur l’aspect hideux des plots de ciment installés en ces endroits et qu’il n’est jamais question d’améliorer (la laideur ne serait plus critiquable si elle est imposée au nom de l’écologie). Les parisiens ont ainsi une triple peine : bouchons aggravés, pollution augmentée et aspect de Paris saccagé.
    CM

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