Les sirènes s’emballent…

Est-ce l’effet du confinement et une plus grande sensibilité de ceux qui les subissent ? Est-ce la multiplication des interventions dues aux manifestations ou à une sollicitation plus grande de la police ? Est-ce de l’excès de zèle auquel nous ne pouvons croire ? Est-ce une simplement une forme de prévention pour montrer sa présence ? Le bruit strident des sirènes des voitures de police est devenu excessif tant en intensité qu’en fréquence. En permanence dans les rues du centre de Paris, mais aussi des autres quartiers, les sirènes des voitures de police, de jour comme de nuit, crient aux oreilles, faisant sursauter ceux qui les entendent ou les réveillent en plein sommeil. Gênant ceux qui travaillent, se reposent, les enfants, les adultes, les personnes malades. Même les animaux de compagnie souffrent, il suffit d’entendre leur râle lorsqu’ils sont « agressés » par les ondes sonores.  

Est-il bien nécessaire d’actionner la sirène à tout bout de champ ? La nuit par exemple, le gyrophare n’est-il pas suffisant ? Le son trop élevé ne peut-il pas être réduit ou remplacer par un autre plus supportable ?

Dans un ville comme Paris, aux sirènes de la police peuvent s’ajoutent celles des pompiers, du SAMU voire de voiture de particuliers

La nuit tout particulièrement dans les nombreuses rues où il n’est plus possible de dormir avant 2 heures du matin et au-delà, en raison du comportement égoïste des clients des bars et restaurants, être réveillé par les sirènes est insupportable. Nous connaissons des personnes dont le métabolisme est affecté. Ajouter du bruit au bruit pose donc question !

Des mesures simples pourraient limiter les désagréments d’une utilisation exagérée des sirènes. Dans les rues étroites non encombrées où le bruit est amplifiée, nul n’est besoin de mettre le son en sus des gyrophares. La recommandation vaut aussi sur les axes où la circulation est fluide, la nuit surtout. Si plusieurs voitures de la police se suivent, faut-il que toutes fassent fonctionner ensemble leur sirène? Aux feux tricolores qui affichent « vert », cette dernière est là aussi encore inutile. Très fréquemment, le matin le plus souvent, quotidiennement, des voitures banalisées passent à vive allure aux mêmes endroits obligeant les conducteurs et les piétons qui traversent la chaussée à s’écarter. S’il s’agit pour les occupants de se rendre à leur travail pourquoi utiliser une sirène assourdissante et un gyrophare ?

Nous ne savons pas si une charte du bon usage des sirènes des voitures de police existe, mais elle doit être amendée ou mise en place pour réguler son usage et sensibiliser les équipages à ses effets nocifs quand la lumière dégagée par l’action du gyrophare seule suffit.

 Les policiers sont appréciés pour le travail qu’ils mènent au quotidien et la sécurité qu’ils nous assurent, mais il ne faut pas ajouter pas de bruit au bruit.

 

 

13 commentaires

  1. Le 15 mai 2017 le Préfet de Police d’alors, M. Michel Delpuech, a rédigé une circulaire rappelant les « règles d’usages des avertisseurs sonores “deux tons” ». Il y disait notamment : « Mon attention vient de nouveau d’être appelée sur l’usage fréquent des avertisseurs “deux tons” dont sont équipés les véhicules administratifs. Dans les faits, les riverains se plaignent des nuisances provoquées et du climat anxiogène entretenu par le recours très étendu à ces dispositifs ». (voir l’article du Monde à ce sujet)
    M. le Préfet de Police, une piqure de rappel s’impose.

  2. Habitant rue Saint-Martin à deux pas du commissariat de la rue aux Ours, je peux témoigner du fait que des voitures de police passent régulièrement toute sirène hurlante à toute heure du jour… et même de la nuit. Est-ce vraiment justifié?

  3. Je ne comprends pas pourquoi les véhicules prioritaires circulent toutes sirènes hurlantes alors que le couvre feu garantit une circulation des plus fluides surtout la nuit et au petit matin vers 6:00.

  4. même constat dans le 20ème arrondissement de paris au niveau de la rue de Belleville, peu importe l’heure, de jour comme de nuit, le son strident, agressif et répétitif des sirènes de police, pompier ou même des ambulances vous fera sursauter à chaque fois que vous penserez avoir 5 minutes de répit. et ce n’est pas le confinement ou le couvre-feu qui font qu’il y a moins de voitures sur les routes que ces sirènes auraient cessè voire à défaut diminuer.
    à quand une police de réglementation et de contrôle et sanction de ces abus?

  5. Bonjour
    Votre site reflète parfaitement la situation tant le jour comme la nuit et ça s empire tous les ans!!
    Avant j habitais au dessus d un café déménagé et la ce sont les sirènes permanentes parfois plusieurs en même temps jour nuit même en pleine nuit sur des boulevards vides de piétons et automobilistes.
    Les ambulanciers en abusent aussi pour aller plus vite grillent les feu rouge roulent en contre sens obligeant les piétons a s arrêter.
    Ils ne sont pas des véhicules prioritaires sauf si sous escorte de police.
    La mairie de Paris et les écologistes mettent tous leurs efforts pour réduire la voiture et cela augmente les bruits du aux encombrement.
    La pollution n est donc pas que atmosphérique mais aussi sonore cela a été constaté par l OMS comme mal des grandes villes
    Cela entraîne un grand nombre de maladies et morts prématurés stress manque de sommeil .
    En plus cela devient inutile car trop de sirènes les vrais urgences ne sont plus considérées.
    Oui a la réduction du bruit oui a une charte sur tous les quartiers oui a une sirène jour et nuit .
    Et pourquoi pas des radars sonores avec amendes pour les abus .
    Un automobiliste qui klaxonne sans danger
    de collision immédiat est passible de 150 euros d amende !
    Jamais personne n en a , donc tout le monde peux klaxonner mettre ses sirènes au mepris des autres.
    Le partage de la ville commence par le respect mutuel!
    Prendre exemple sur les pays danois et du nord de l Europe ou la sérénité commence par l observation du respect de la tranquilité des habitants..
    A méditer

  6. Effectivement, je suis effarée par le bruit des sirènes de police à Paris ! Beaucoup plus nombreuses que celles des pompiers ou du SAMU pourtant largement aussi légitimes.
    J’ai habité à New York, à Montréal, à Sao Paulo, à Londres : jamais je n’ai été dérangée comme ici !
    De jour comme de nuit, il ne se passe pas 5 minutes sans une sirène de police quai Henri IV. Je ne peux pas croire qu’il s’agisse toujours d’une situation d’urgence. Si les policiers n’actionnaient leur sirène qu’en cas d’urgence, les nuisances diminueraient sûrement de moitié au moins. Et les policiers y gagneraient la considération des parisiens. Oui, c’est parfois pénible d’attendre au feu rouge, pour nous aussi, mais le badge de policier ne donne pas tous les droits. Le respect ne peut être que réciproque. Il serait bon que nos policiers en prennent conscience !

  7. Bonjour même constat dans le 11 ème arrondissement de Paris, j’habite à côté du commissariat de police et cela n’arrête pas. Un moyen radical de diviser par 2 les nuisances serait d’interdire les sirènes pour les véhicules retournant au commissariat (sauf évidemment s’il transporte un dangereux criminel ).
    Car si l’on peut éventuellement comprendre une possible urgence sur une sortie de véhicule, je n’en vois guère pour le retour.

  8. Bojour
    Meme constat place de l’Alma ,toutes les cinq minutes ,le bruit des sirenes’jusqu’au matin.A qui faut il se plaindre.paris est la ville la plus bruyante ,

  9. Même constat vers la place de la Bastille.
    En ne m’étalant pas sur le boucant des sirènes en journée, je constate qu’il n’est pas rare que les sirènes soient employées de nuit (5h00 du matin par exemple) et sans sourdine alors qu’il n’y a absolument aucune circulation.
    Par ailleurs, il est commun d’avoir une saturation de bruit le samedi de 18h00 à 20h00 quand les cars de CRS rentrent des manifestations (République). Environ 2 heures de vacarne sans aucune justification !
    J’aimerais que des radars Méduse soient déployés pour mesurer et factualiser cette nuisance. Il doit être possible que les véhicules prioritaires puissent continuer à circuler mais dans des volumes sonores moindres.

  10. Bonjour à toutes et à tous,
    Je fais le même constat que vous dans le 11e arrondissement (Rue du Chemin Vert). Les sirènes sont permanentes, de jour comme de nuit, ce qui crée un climat anxiogène et désagréable.
    QUESTION: savez-vous s’il existe un moyen aujourd’hui de faire remonter des voix communes à la Mairie du 11e ou plus généralement à la Mairie de Paris?
    Je suis prêt à m’investir pour aider à rédiger / mettre en place les démarches si besoin.
    Lionel

    1. Le mieux serait de créer un collectif qui vous permettrait de vous faire entendre et d’adhérer à Réseau Vivre Paris ! association qui regroupe les associations et collectifs parisiens qui ont les mêmes problématiques. Plus nombreux nous sommes plus forts nous serons à l’égard des autorités municipales qui rechignent de façon éhontée à écouter les habitants et favorisent uniquement le Paris de la fête.

  11. Bonjour
    je ne vais pas argumenter plus que ça, je pense qu’on a tous le même problème.
    Maintenant il faudrait vraiment agir,
    créer une association de lutte contre ce type de nuisances,
    liées à ces abus de sirènes, et cela n’est pas une mince affaire.
    Car, j’avais déjà lu un article ou
    « un ministre avait soulevé le problème à l’Assemblée nationale, mais en vain,
    la rhétorique du ministre la police, c’était si les policiers utilisent leurs sirènes,
    c’est qu’il y a une réelle utilité, il n’y a pas d’abus à ce niveau-là ! Circulez y à rien à voir !

    De même, en Belgique, un groupement avait fait une pétition avec plus de 10000 signatures,
    mais celle-ci n’avait eu aucun poids devant les dirigeants du gouvernement
    (services du gouvernement) qui sont souvent perchés dans leur monde théorique parfait, prenant soit les gens pour des abrutis, demeurer, ou alors, ignorant les réclamations qui remettent en cause leur système infaillible, ou qui ne les arrange pas d’une certaines manières.
    C’est quand dans beaucoup de domaines,
    où s’il n’y a rien à gagner, il y a pas de raison se fatiguer a changer les choses.
    Je crois que c’est peine perdue que d’essayer,
    de se battre contre des services d’utilité publique du gouvernement.
    C’est le pot de terre contre le pot de fer.
    Néanmoins c’est un collectif initié un mouvement je suis partant.

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