L’Hôtel de la Grande Poste du Louvre vient d’ouvrir ses portes

Sans doute inspiré par la chanson d’Alain Bashung « Madame rêve », tel est le nom du nouvel hôtel de luxe qui vient d’ouvrir après 9 ans de travaux sur le toit de l’emblématique Hôtel des postes de la rue du Louvre.
Selon les spécialistes le résultat est à la hauteur des ambitions de son exploitant Laurent Taïeb dont le groupe éponyme est à la tête du Kong situé au dernier étage de Kenzo près du Pont Neuf et ouvrira l’an prochain l’hôtel prévu au sein des si laides tours Duo voulues par la Maire de Paris dans le XIIIe arrondissement, face à Bercy.
L’hôtel de la rue du Louvre perché sur 3 niveaux au sommet de l’immeuble emblématique du XIXe siècle comprend 82 chambres s’ouvrant pour la plupart sur une terrasse avec une vue exceptionnelle vue sur la Tour Eiffel, le Centre Pompidou, le Panthéon et Notre Dame. Le « roof top », c’est-à-dire la terrasse du toit, a été abondamment végétalisé de manière à « conjuguer ville et nature en donnant l’illusion d’un jardin suspendu« . Décoré entre autres par l’architecte d’intérieur Bruno Borrione, le style adopté est résolument celui des années 70 avec une utilisation marquée du bois, du cuir, du marbre et des mosaïques. L’ensemble comprend aussi deux restaurants Madame Rêve Café et La Plume (qui n’ouvrira que fin novembre). Comme tout hôtel 5 étoiles qui se respecte l’ensemble intègre aussi un espace bien-être avec un sauna et une salle de fitness. Le directeur est Frédéric Le Gallois qui arrive du Hyatt Regency London The Churchill, après être passé par Le Meurice et Le Bristol. 160 collaborateurs ont été recrutés. 
Avec cette ouverture officielle du 21 octobre, Paris Centre compte aujourd’hui, sur un petit un périmètre, plusieurs nouveaux hôtels de luxe et restaurants dont ceux de la Samaritaine, le Château Voltaire rue Saint-Roch (qui appartient au fondateur de Zadig et Voltaire) et celui de la Bourse du commerce. Un mouvement qui avait été initié avant l’arrivée du Covid qui a retardé leur mise en fonction et qui oblige les établissements existants à se moderniser car le secteur de l’hôtellerie doit aussi repenser son offre afin de mieux contrecarrer la concurrence des locations saisonnières. 
Ironie des choix de la mairie, le luxe pour ne pas dire le grand luxe, tant à la Samaritaine qu’à la Poste du Louvre, côtoie les logements sociaux, une façon bien maladroite d’opposer riches et pauvres, une fausse mixité sociale tant clamée par nos élus propice à une certaine inimitié bien compréhensible.
Quant à ces établissements la difficulté sera de tenir jusqu’au retour des touristes… Les spécialistes estiment que le secteur retrouvera son niveau d’activité d’avant Covid au mieux dans 2 ans. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.