Petite histoire du Port de l’Arsenal

A cheval sur 2 arrondissements, Paris Centre (4ème) et le 12ème, le Bassin ou Port de l’Arsenal (un arsenal se dressait à cette endroit du XVIe jusqu’au XIXe siècles) occupe un fossé de la Bastille. A la suite de la création du canal Saint-Martin de 1822 à 1825 qui joignait le bassin de la Villette à la Seine, le site est devenu un port. Le canal a permis de réduire de 23 km le trajet entre le quai Henri IV et l’Ile Saint-Denis (leur distance a été ramenée à 12 km grâce au tunnel passant sous la place de la Bastille). Le Canal avait aussi comme fonction d’apporter de l’eau aux habitants.

Le port, long de 600 m, a été aménagé pour accueillir le déchargement de blé (un grenier à réserve a été édifié sous Napoléon Ier à cet endroit), de bois et de vins de Bourgogne acheminés en bateau par la Seine) (*).  80 navires pouvaient être accueillis en même temps. Ce type de transport n’a malheureusement plus cours aujourd’hui, les camions ont remplacé les bateaux, le bassin a été transformé dans les années 80 en port de plaisance avec 177 anneaux, un jardin complète l’aménagement. Il convient de noter qu’une écluse (la 9ème du canal) permet d’accéder à la Seine. Un accès élargi lors des travaux récents de réaménagement de la place de la Bastille (voir notre article à ce sujet) permet aux piétons d’accéder facilement au Bassin de l’Arsenal.

La passerelle Mornay (photo illustrant cet article), du nom de la rue à la hauteur de laquelle elle se trouve, enjambe le bassin et relie les 2 arrondissements précités. Elle a été édifiée en 1895. Elle était surtout proche de la station de métro Arsenal (ligne 5 : Bobigny-Porte d’Italie) située sur le boulevard Bourdon. Elle a été fermée en 1939. Les passagers de cette ligne peuvent d’ailleurs remarquer que 2 ponts métalliques construits à la fin du XIXe et au début du XXe siècles surplombent l’écluse qui supportent les rails et la station de métro. Le pont Morland a été agrandi à cette occasion.

 

(*) Sur le boulevard Bourdon se trouvait le plus important des 48 dépôts que comptait la Compagnie générale des omnibus. Il était astucieusement situé pour recevoir le grain nécessaire pour nourrir les chevaux (plus de mille ) qui y étaient hébergés. Un tunnel (dont le débouché est encore visible) avait été spécialement aménagé depuis le port pour transporter les sacs de grains par wagonnet et en retour le fumier vendu comme engrais. 

Sources diverses dont Paris.fr et Paristoric.

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