Un nouveau mode de déplacement à Paris, le bus amphibie

Se déplacer dans Paris en bus amphibie est devenu possible depuis le mois dernier. Il roule à la fois sur le macadam et vogue sur la Seine ! Une façon originale de faire concilier bus et bateau de croisière tout en restant dans le même véhicule, sorte de bus à impériale et de vedette. Cette nouvelle catégorie de véhicule s’ajoute à celle du bus gastronomique et du bus discothèque,  les inventeurs il est vrai font preuve d’uen grande imagination…

Marcel le Canard (tel est son nom de ce bus-bateau) qui a été conçu durant 7 années va peut-être envahir nos rues dans le cadre des « mobilités douces » si appréciées de nos élus. Voilà en effet une idée originale pour se déplacer.
Les créateurs  Paul Michel et Philippe Mallet, ont fait appel à une dizaine d’entreprises, essentiellement françaises, pour fabriquer ce véhicule hybride conçu par Volvo Truck, doté d’un moteur électrique de 66 kW et de 45 ch, d’une hélice et habillé d’une coque en aluminium conçue pour flotter.  L’engin mesure 11 m de long, 2,50 m de large et 3,92 m de hauteur. Il navigue à 10km/h. Les roues permettent de le manœuvrer dans l’eau comme un gouvernail. Pour les émissions de CO2 du moteur thermique une compensation est effectuée par la plantation d’arbres gérées par Reforest’Action  (une société anonyme simplifiée française qui porte depuis 2007 d’importants projets de reforestation dans le monde). La mise à l’eau est menée grâce à une rampe installée sur l’Ile Monsieur, la société est à la recherche d’une rampe dans le centre de Paris. Les concepteurs travaillent déjà sur un second bus plus puissant de 90 ch.

Malheureusement l’engin fonctionne avec un moteur hybride donc en partie thermique avec du carburant honni et il fait du bruit, 2 énormes handicaps! Il parait difficile aussi d’ajouter des pistes spécifiques qui lui seraient réservées en sus de celles  déjà nombreuses installées pour les bicyclettes, pistes en cours de réfection pour devenir moins miséreuses et laides. Il n’empêche que la ville ferait bien de réfléchir à favoriser les déplacements sur l’eau, bien que la largeur de la Seine ne soit pas extensible. Le risque de cette solution serait de gêner la baignade (promesse électorale de l’équipe élue aux dernières municipales). En outre l’installation de barges le long des quais pour faire la fête limiterait significativement les places d’accostage de cette nouvelle catégorie de véhicule. Un dossier à regarder néanmoins de prés néanmoins dans le cadre du budget participatif, ce serait en effet une solution  innovante pour déplacer les athlètes lors des Jeux Olympiques d’autant que ce véhicule et sa silhouette haute sur roues, le seul existant pour l’instant en France,  a reçu toutes les homologations nécessaires (normes terrestres et fluviales).

 

La mairie saisira t-elle cette opportunité au même titre que les bicyclettes, les trottinettes, rollers, segways, planches à roulettes, gyropodes, gyroskates, skates électriques, gyroroues, etc afin de compléter la panoplie d’engins dits « écologiques » qui réduisent l’espace public dû aux piétons et rendent leurs déplacements dangereux.

Ajoutons que les visites avec le bus amphibie sont commentées par des animateurs et comédiens. Il en coûte 35 euros pour un adulte et 20 euros pour un enfant, dans l’attente peut-être que la mairie là encore ne subventionne ce nouveau mode de déplacement ?

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