Dernière phase de restauration du Pont Neuf

 La mairie de Paris a annoncé que la dernière phase de la restauration du Pont Neuf, qui malgré son nom est le plus vieux pont de la capitale, venait de démarrer pour une durée de 7 mois. Le chantier porte sur la rénovation du terre-plein central de la place du Pont Neuf datant du début du XIXe siècle dominée par la statue équestre d’Henri IV, œuvre de François -Frédéric Lémot (1771-1828) (*) édifiée en 1818 (**), celle de 1614 ayant été abattue à la Révolution. Il importait en effet de remettre en état les garde-corps et les murs de soutènement ainsi que les pavés. Les escaliers donnant accès aux quais plus bas seront aussi revus. Une opération chiffrée à 850 000 €. Des panneaux vitrés sont aussi prévus à l’instar de ceux  installés sur le Pont des Arts afin de limiter la pose des cadenas qui trop nombreux peuvent fragiliser les structures en plus d »enlaidir le monument. Pour permettre cette opération les garde-corps seront modifiés.

Plusieurs mascarons représentant des têtes de la mythologie antique abîmés par le temps et la pollution (il y en avait 381 à l’origine) seront nettoyés et rénovés à cette occasion.

Rappelons que le pont de 238 mètres, construit sur commande de Henri III en 1578 et achevé en 1607 sous le règne de Henri IV, comporte 12 arches qui ont déjà fait l’objet d’une restauration. A l’époque de son édification, il fut le premier pont n’intégrant aucune autre construction contrairement à la pratique qui voulait qu’ils soient bordés d’habitations avec des commerces au rez de chaussée, comme il en existe encore à Florence sur le fameux Ponte Vecchio.

Classé monument historique en 1889, le Pont-Neuf est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991.
(*) Sculpteur qui est aussi l’auteur des bas-reliefs de la tribune de l’Assemblée  Nationale
(**) En 2004, lors de la restauration de la statue,  furent retrouvés différents objets.  Il s’agit de documents dont des parchemins anti royalistes et relatifs à l’inauguration de la statue, vingt-six médailles et trois ouvrages sur Henri IV. L’ensemble était placé dans le ventre du cheval et se trouve aujourd’hui conservé dans l’Armoire de fer aux Archives nationales.  

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