Des jeux olympiques de rêve nous sont annoncés pour 2024…

Le voile se lève peu à peu sur la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques 2024 planifiée pour le 26 juillet, un immense spectacle est prévu le long de la Seine servant de fil conducteur et devenant le, « centre de la scène« .  A la différence des jeux organisés par d’autres villes les années passées, le défilé, voulu gigantesque, se déroulera dans le centre de la capitale et non sur un stade. Les organisateurs, de l’avis des médias, voient « les choses en grand » (cf la vue d’artiste de la Seine le 26 juillet 2024 signée Florian Hulleu qui illustre cet article). A l’évidence le but recherché et annoncé est de se démarquer des autres cérémonies des JO passées. On imagine aisément que tous les pays qui ont organisé des jeux ont eu les mêmes préoccupations ?

Peu de voix s’élèvent en revanche pour souligner que les habitants, que l’on essaie à coups de communication de convaincre de la pertinence du projet, n’ont pas été consultés pour la candidature de Paris et ne le sont pas davantage pour l’organisation. Pourtant leur ville va se retrouver sens dessus dessous pendant de longues semaines puisque seront « utilisés le décor naturel de Paris et les infrastructures existantes« . Le comité d’organisation prend soin de préciser qu’aucun risque ne sera pris. Tout a semble t-il été envisagé, de la crue de la Seine aux risques d’attentat. On imagine que la Covid et l’évolution de la pandémie sont classés « risque majeur » car elles peuvent remettre en question la tenue des jeux eux-mêmes. Est-on d’ailleurs sûr d’avoir prévu tous les risques lorsque les projections font état de 600 000 spectateurs, de 80 écrans géants, d’orchestres symphoniques flottants,  de spectacles sur les toits,  de numéros de cirque sur les ponts, de 162 bateaux pour transporter 10 000 athlètes (206 nations représentés) sur un parcours partant de la gare da Austerlitz jusqu’au Trocadéro, soit 6 km, où aura lieu l’allumage de la flamme, une cérémonie devant durer au total 3 heures 15 ?  A noter que tout le long du parcours l’accès sera gratuit sur les quais haut afin d’admirer le spectacle mais il sera payant sur les quais bas qui seront équipés de tribunes (6 000 places).

Les Parisiens doivent se préparer à aborder cette grande foire, ce charivari qui va durer durant de longues semaines tant pour les installations, les répétitions, l’entraînement des athlètes que les épreuves elles-mêmes (n’oublions pas que le projet prévoit d’organiser les épreuves d’escrime au Grand Palais, celles de judo et de lutte au Champ-de-mars, celles de triathlon au Pont d’Iéna et le tir à l’arc aux Invalides). Ensuite auront lieu la cérémonie de clôture puis l’ouverture et la clôture des jeux paralympiques suivie du démontage des installations. Durant tout ce temps les touristes (sauf risque sanitaire) afflueront en nombre avec, ne soyons pas naïfs, des nuits festives et bruyantes en prime. Peut-être sera t-il plus prudent pour ceux qui le pourront de quitter la capitale durant cette période ?

Enfin ne perdons pas de vue le coût de cet évènement dont on sait, excepté la notoriété qui peut s’en suivre (Paris en a t’elle besoin?) que le rapport coûts-bénéfices est plus en faveur des coûts que des bénéfices, malgré les discours officiels qui donnent très peu de chiffres. Les habitants-contribuables que nous sommes, soyons en certain, seront cette fois sollicités…

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