Deux habitants du Marais ont adressé un mémorandum au Maire de Paris Centre sur l’évolution préoccupante de leur quartier

Nous remercions videment Jean-François Bayart et Pierre Seital qui nous ont permis de publier ci-dessous le Mémorandum très complet qu’ils ont rédigé à l’intention du Maire de Paris Centre afin de l’alerter sur leur perception partagée par de nombreux habitants quant à de l’évolution préoccupante du Marais qui semble de plus en plus abandonné par les autorités. Ariel Weil n’a pour le moment pas répondu.

 

Jean-François Bayart

Pierre Sellal,

habitants du Marais

Mémorandum relatif à la dégradation des conditions de vie dans le Marais,

à l’attention de M. Ariel Weil, maire de Paris Centre, et des pouvoirs publics

5 décembre 2021

Rédigé par des habitants du Haut Marais, ce mémorandum ne prétend pas à être représentatif de sa population, mais exprime les préoccupations, les inquiétudes, l’exaspération parfois, et le sentiment d’abandon d’une partie notable de celle-ci, si nous en croyons les consultations menées et les doléances recueillies au fil de la vie quotidienne face à une situation qui ne cesse de se dégrader, tourne au chaos et menace de plus en plus la santé et la sécurité publique.

Nous sommes conscients que certaines de ces évolutions sont les conséquences d’une transformation de la société et de l’économie qui dépasse les prérogatives de la municipalité et de la Préfecture de Police. Néanmoins, la politique suivie par ces dernières depuis plus d’une décennie non seulement n’a pas permis d’en amoindrir les effets néfastes, mais encore les a souvent accélérés du fait de choix erronés et d’un manque généralisé d’anticipation.

Pour autant nous ne remettons pas en cause certains des objectifs poursuivis par la municipalité, notamment en matière de lutte contre la pollution, ni la sincérité de ses intentions. En particulier la limitation de la circulation automobile est une nécessité, et la création d’une zone interdite au trafic de transit peut s’avérer être une bonne idée si elle comporte des mesures d’accompagnement adaptées aux besoins des résidents.

Or, la mise en œuvre de la politique d’endiguement de l’automobile est souvent dénuée de bon sens et comporte des inconvénients majeurs pour les habitants et la plupart des commerces, quand elle ne viole pas leurs droits et le principe d’égalité devant la loi. D’ores et déjà des actions contentieuses ont été engagées dont l’issue pourrait s’avérer coûteuse pour la municipalité, et donc pour le contribuable. La dépense publique affectée à cette politique est également disproportionnée par rapport à ses objectifs, par exemple en matière de signalétique ou de création de voies réservées à des formes de mobilité arbitrairement qualifiées de « douces ». Ce sont ces différents points que notre mémorandum entend exposer en se gardant de toute critique systématique et en proposant des solutions de substitution.

Nous demandons notamment :

  1. le rétablissement des emplacements de stationnement, notamment résidentiel, qui ont été suspendus sous le prétexte des mesures sanitaires liées à l’endiguement de la pandémie de la Covid-19, et dont la suppression définitive a été décidée sans consultation véritable des habitants et commerçants. La vie quotidienne des uns et des autres est devenue infernale. Des choses aussi simples que le (dé)chargement d’une voiture, la dépose d’un enfant ou d’une personne âgée, le stationnement d’un artisan pour la durée de son intervention sont devenues quasi impossibles. En conséquence les véhicules se garent sur les trottoirs au niveau des portes cochères au détriment de la circulation des piétons lorsqu’elles se mettent en épi, voire squattent les cours privées dès qu’elles ont la possibilité de s’y introduire (par exemple 9 rue du Perche), ou bloquent la circulation automobile le temps de ces opérations au prix des inévitables concerts de klaxon. Dans ce contexte le gel, pendant plusieurs jours, des rares places de stationnement encore disponibles par des sociétés cinématographiques réalisant des tournages s’apparente à une véritable provocation, sans compter la pollution que provoquent leurs camions et leurs groupes électrogènes. Les parkings susceptibles d’être loués dans le quartier ne sont pas en nombre suffisant compte tenu de la nature du bâti, et leur prix est prohibitif. La fermeture du parking de la rue Barbette, au début de l’année 2022, rendra la situation encore plus ingérable. Les artisans sont de plus en plus nombreux à refuser d’intervenir dans le quartier faute de pouvoir y stationner. Nombre de commerces ou d’artisans traditionnels qui y sont établis de longue date envisagent de le quitter au fur et à mesure que leur clientèle extérieure renonce à les fréquenter pour ces mêmes raisons. La suppression du stationnement contribuera inexorablement à la transformation du Marais en zone touristique de noctambulisme et consommation de luxe ou de mode et à l’éviction de ses résidents, accélérant son « Airbnbisation » et la fermeture de ses services publics, notamment scolaires. L’élargissement des trottoirs par la pose de croix de saint-andré, loin d’améliorer la sécurité des piétons, ouvre de nouveaux espaces d’agglutinement sauvage de consommateurs d’alcool, en particulier à la hauteur du square Leonor-Fini, et de stationnement de deux roues, comme on le constate déjà dans le haut de la rue Vieille-du-Temple. L’enseignement paradoxal de ces dernières années est que le stationnement des voitures dans la rue protège les riverains de toute une série de nuisances. Ainsi, la piétonisation de la rue des Coutures Saint-Gervais, sous prétexte de « rue Golotte », s’est immédiatement soldée par son occupation illicite par la terrasse du Saint-Gervais – elle occupe la totalité du trottoir, voire de la chaussée, alors que l’établissement ne dispose pas de droit de terrasse sur cette portion de l’espace public –, par la foule des consommateurs restant debout et interdisant en soirée la circulation des passants sur la chaussée même, par une pollution sonore insupportable pour le voisinage, et par la transformation de la voie en urinoir à ciel ouvert. Pour restreindre la circulation du trafic de transit d’autres mesures sont possibles : la restriction aux seuls résidents des places de stationnement rétablies (comme dans le centre de Londres), le maintien des places de livraison, et la création de places de dépose minute.

  2. La suppression des pistes cyclables à contre-courant qui ont été créées ces dernières années, et continuent d’être aménagées. Celles-ci, comprises comme un affranchissement sans limites, encouragent l’incivilité des conducteurs de deux roues et leur mépris absolu des règles élémentaires du code de la route. Les piétons sont transformés en suricates, contraints de constamment guetter d’où vient l’ennemi. La circulation des vélos est devenue d’autant plus dangereuse que ces derniers sont de plus en plus électrifiés et rapides, et aussi de plus en plus massifs (vélos cargos), et qu’ils servent désormais de véhicules de livraison s’arrogeant toutes les priorités sous la pression de leur entreprise (les livraisons par scooter avaient déjà démontré le danger que représentait cette forme de distribution de la marchandise par une main d’œuvre précaire payée à la course). La sécurité des piétons est d’autant plus compromise que la sur-fréquentation du quartier, du fait de sa marchandisation outrancière, les contraint à emprunter la chaussée dans les rues étroites pour se croiser ou se doubler, et à s’exposer ainsi à la circulation des deux roues.

  3. L’interdiction pure et simple des trottinettes électriques, notamment en free floatting. Celles-ci représentent un « fléau » (le mot est dans toutes les bouches). Elles bénéficient d’un régime dérogatoire insensé. Les usagers ne portent pas de casques, évoluent à toute vitesse à contre-sens sur la chaussée et aussi sur les trottoirs, sont généralement à deux sur leur engin (et parfois avec un enfant en prime). Ils jouissent d’un sentiment d’impunité absolue parfaitement compréhensible, n’étant ni immatriculés ni obligatoirement assurés. N’étant généralement pas propriétaires de la trottinette ils la laissent n’importe où, de préférence sur les trottoirs au risque de provoquer des chutes de piétons distraits. Cette forme de mobilité n’a rien de « doux ». Leur durée de vie est de quelques mois, elles sont jetées en nombre dans la Seine par leurs usagers, elles sont dangereuses tant pour ceux-ci que pour les autres, elles sont rechargées par des moteurs diesel. Quand on connaît les conditions d’extraction du lithium par des enfants mineurs en Afrique, leur association à l’idée de mobilité « douce » est franchement obscène : la « douceur » du sucre dans l’économie esclavagiste du 18e siècle… En bref, la trottinette doit être bannie de Paris, et notamment du Marais, où elle n’a rien à faire de l’avis des urbanistes.

  4. La suppression des parkings de deux roues motorisés dans les rues étroites du Marais. Plusieurs incendies volontaires de motos ont failli embraser des immeubles rue Charlot, rue Vieille-du-Temple, rue de Sévigné, rue Portefoin, il y a quelques années, et la dégradation de la sécurité dans le quartier, du fait de son évolution sociologique, ne permet pas d’exclure la répétition de tels actes criminels. En outre les coffre-arrière des scooters débordent sur le trottoir souvent étroit et entravent la circulation des piétons. Enfin la circulation de ces engins bruyants dans des rues étroites est particulièrement préjudiciable pour le sommeil et la tranquillité des riverains. De manière générale les deux roues motorisés, en partie par un effet de compensation et d’alternative à la circulation automobile qui faisait l’objet de restrictions, ont pris une place exagérée dans l’espace parisien alors qu’ils sont dangereux et polluants, et les passe-droits dont ils ont bénéficié tant de la part de l’Etat que de celle de la Ville de Paris doivent être supprimés.

  5. Le rétablissement de conditions normales de circulation pour les piétons, la marche étant la seule mobilité « douce » digne de ce qualificatif, et bonne pour la santé de chacun, et devant être systématiquement privilégiée. Or, paradoxalement, la politique poursuivie depuis une décennie n’a jamais rendu celle-ci aussi périlleuse et problématique. Les trottoirs ne sont pas entretenus, faute de vérification par la Ville de Paris après les travaux publics réalisés par les entreprises sous-traitantes, et leurs dalles sont de plus en plus disjointes (les trottoirs de la rue Vieille-du-Temple entre le carrefour de La Perle et la rue Barbette sont par exemple impraticables pour une personne âgée). Ils sont encombrés de chevalets, de deux roues stationnés, et occupés de manière illicite par des terrasses de café non autorisées ou par des attroupements sauvages de consommateurs debout qui contraignent les piétons à emprunter la chaussée à leurs risques et périls. Les marcheurs sont traqués par les deux roues sur les trottoirs mêmes, qui ne leur sont plus dédiés. La piétonisation du quartier le dimanche ou la création de nouvelles pistes cyclables se traduit paradoxalement par la suspension de lignes de bus (par exemple le 29) ou la suppression de leurs couloirs réservés (rue Saint-Antoine en direction de Bastille, quais de la rive gauche à la hauteur du Marais), au détriment des habitants ou des visiteurs qui entendent recourir aux transports en commun pour se déplacer. Des vigiles privés interdisent la circulation des piétons sur des rues entières, au mépris de la loi, pour les besoins de tournages (par exemple rue des Quatre-Fils, le 9 novembre).

  6. Une lutte sans merci contre les débits de boisson qui ne respectent pas la réglementation en matière de tapage nocturne et occupent indument l’espace public alors même qu’ils n’ont pas d’autorisation de terrasse, ou en débordant de l’espace qui leur a été alloué. Les désordres pour les riverains sont inadmissibles : clameur croissante au fur et à mesure de l’alcoolisation des consommateurs, comportement agressif de certains d’entre eux, trafic de drogue à proximité de ces établissements, épandage d’urine sur les trottoirs et sous les porches des immeubles voisins qui dégagent une puanteur épouvantable jusque tard dans la journée du lendemain. Les exemples de La Perle, du Saint-Gervais, du Cox, parmi d’autres, sont notoires. On peut s’étonner que ces établissements n’aient jamais été sanctionnés administrativement en dépit des plaintes récurrentes à leur endroit. Il est également curieux que les rondes de police ne mettent pas fin d’elles-mêmes à ces désordres et fassent preuve d’une mansuétude ou d’un laisser-aller qu’on ne leur connaît pas dans d’autres domaines, comme celui du stationnement. Or, l’action de la mairie à l’encontre des établissements de la place Sainte-Catherine a démontré qu’elle n’est pas dénuée de tout moyen à sa portée. Dans ces conditions la remise en route des terrasses estivales en 2022 serait une grave erreur. La profession a été puissamment aidée pendant la pandémie, et rien ne justifie que continuent de lui être prodiguées des libéralités et des facilités au détriment de la santé et de la sécurité publique, et du principe d’égalité devant la loi. Grâce à ces libéralités et à l’indulgence dont ils bénéficient de la part des pouvoirs publics en dépit de leur violation systémique de la loi, les débits de boisson sont devenus de formidables machines à cash flow qui s’érigent en lobby influent. La progression des demandes de terrasse et l’ouverture de nouveaux établissements depuis la politique de dérégulation annoncée par la Mairie de Paris en 2020 démontrent à l’envi que cette activité se porte au mieux économiquement. Elle représente désormais un véritable danger pour l’équilibre social de la ville. La situation désastreuse de la rue Pierre-au-Lard, de la rue Oberkampf, de la Butte-aux-Cailles, parmi d’autres cas, illustre l’incapacité ou le mauvais vouloir des pouvoirs publics à mettre un terme à ces excès, pour dommageables qu’ils soient, et leur irréversibilité. Les habitants du Marais n’accepteront pas que de nouvelles « rues de la soif » se créent à la faveur de la piétonisation rampante de leur quartier.

  7. La restauration de la continuité du service public des transports en commun, notamment des bus, avec laquelle la RATP prend de plus en plus de libertés (raccourcissement intempestifs en soirée des itinéraires prévus par les horaires officiels ; détournement des parcours ; ruptures de charge dommageables pour les personnes âgées ou handicapées, et sources d’insécurité pour les enfants voyageant seuls, etc.) et que la municipalité contribue elle-même à compromettre en piétonnisant une partie du Marais le dimanche (détournement de la ligne du 29 qui dessert deux gares), en organisant des festivités sur la voie publique (brocantes de la rue de Bretagne qui détournent la ligne du 75 ; journée sans voiture qui interrompt la circulation de toutes les lignes de bus passant par la place de la République, etc.) et en accordant à des tournages la faculté d’interrompre la circulation (ligne 29 entre la rue de Turenne et la rue Beaubourg le 9 novembre). Les restrictions de circulation, rue de Rivoli ou place de la Bastille par exemple, si pénalisantes pour l’accès au Marais, auraient dû être liées à un développement et à la facilitation de la circulation des autobus sur des voies réservées : c’est tout le contraire qui s’est produit. Avec la marche les transports en commun sont la mobilité la plus « douce » que puisse connaître Paris dès lors que le vélo ne peut pas satisfaire tous les besoins ni certaines catégories de la population (personnes âgées ou handicapées notamment). Or, le centre du Marais est mal desservi par le réseau du métro. La continuité du service public des bus doit être rétablie et scrupuleusement respectée tant par la RATP que par la municipalité. Chaque fois que l’espace urbain le permet, rue de Rivoli par exemple, des voies réservées aux autobus doivent être rétablies.

  8. La réhabilitation et la préservation du patrimoine exceptionnel du Marais qui est souillé et agressé par l’affichage sauvage, la prolifération d’une signalétique au sol disgracieuse et attentatoire au respect de l’environnement auquel la mairie prétend s’atteler, le sur-tourisme, la multiplication d’enseignes ou de publicités lumineuses pourtant proscrites dans ce secteur sauvegardé (par exemple le magasin de tennis en face des 93-95 rue Vieille-du-Temple, ou rue des Francs-Bourgeois boutique Calvin Klein), la publicité au sol pourtant interdite, les déchets de toute sorte de la vente « à l’emporter » et des livraisons à domicile, les flyers, la généralisation d’enseignes rédigées en mauvais anglais, la création de terrasses disgracieuses et hétéroclites, des aménagements urbains d’une laideur confondante (mobilier urbain hétéroclite, jeux pour enfants hideux en face de la superbe façade de l’Hôtel Salé, etc.). Les terrasses « provisoires », mêlant bois de palettes et faux gazon en plastique, ont été pendant des mois un véritable attentat esthétique, qu’il ne faut en aucun cas laisser se reproduire. Une politique ferme de répression, quand cela est nécessaire, et de sensibilisation des commerçants et des visiteurs s’impose aux pouvoirs publics s’ils veulent sauver du naufrage l’un des plus beaux quartiers de Paris.

Sur tous ces points nous avons le sentiment que la politique mise en œuvre par la municipalité ne répond pas aux vrais défis que pose le tourisme de masse, et que les leçons de villes comme Barcelone, Venise, Amsterdam ou Berlin ne sont pas entendues. Paris est la première destination touristique au monde. C’est une aberration économique et écologique que de vouloir attirer un plus grand nombre encore de visiteurs, sauf à assumer une accélération du dépeuplement de la ville, singulièrement dans le quariter du Marais.. L’accent doit être mis sur un véritable tourisme culturel, écologiquement et socialement plus responsable – ce qui ne veut pas nécessairement dire un tourisme de luxe. Le Marais est le front d’un désastre annoncé. Il peut devenir celui d’un nouveau modèle de développement, plus respectueux de ses habitants et de ses visiteurs.

En attendant cette prise de conscience les habitants du Marais se sentent de plus en plus étrangers à leur quartier et en butte à un processus d’éviction. « Déménagez ! », leur crient d’ailleurs les fêtards avinés lorsqu’ils osent protester contre leurs agissements. Les habitants du Marais se sentent également abandonnés par les pouvoirs publics. Cela fait des lustres que les commissariats, sollicités par les résidents en cas de tapage nocturne, n’interviennent plus. La plateforme de centralisation des appels, dysfonctionnelle et – c’est un comble – payante, a consommé la déconnexion de la police de la vie des quartiers, quelle que soit la bonne volonté des fonctionnaires dépourvus de moyens et peut-être de consignes. Les budgets participatifs – participatifs, mais non démocratiques : ils engagent de l’argent public sans vote des élus – ne permettent pas de canaliser les vrais choix des habitants du fait de leurs modalités de mise en œuvre (procédures de consultation aléatoires et non représentatives, sans possibilité de voter contre un projet jugé mal venu, sauf à voter pour un autre projet) et se sont soldés par des fiascos (le réaménagement du square Leonor-Fini) ou une gabegie (les bacs à plantation du coin de la rue des Blancs-Manteaux et de la rue des Archives). Les conseils de quartier sont souvent phagocytés par les partis politiques et par des intérêts corporatifs privés, alors que les simples résidents n’ont pas toujours la possibilité matérielle d’y assister compte tenu de leurs horaires. Le feuilletage institutionnel entre les compétences de la Mairie de Paris, les mairies d’arrondissement et la Préfecture de Police a institué une gouvernance de la « patate chaude » qui dilue les responsabilités et prive les résidents d’interlocuteurs. L’application Dans ma rue, dont le fonctionnement frustre la plupart des utilisateurs, ne saurait remplacer une véritable consultation des habitants.

Le présent mémorandum n’a d’autre ambition que d’essayer de faire entendre la voix de résidents désorientés par la multiplication de mesures ou d’évolutions qui les pénalisent gravement. Il rappelle que les pouvoirs publics ont pour mission la préservation de la tranquillité publique, de la sécurité publique, de la santé publique. Force est de reconnaître que les conditions actuelles de la circulation des piétons, de la pollution sonore, de la propreté des voies publiques témoignent d’une carence fautive de leur part, à laquelle il est urgent de remédier.

 

 

 

1 commentaire

  1. merci aux auteurs pour ce memorandum adressé à au Maire de Paris-Centre.
    Nous attendons avec impatience la réponse, en écrits et en actes de M. Ariel Weil et de son équipe.

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