La capitale continue à perdre des habitants, Paris Centre est particulièrement touché

Déjà l’an passé à la même époque, constat avait été fait, à la suite de la publication des statistiques de l’INSEE, de la baisse de la population parisienne. Un phénomène qui perdure depuis 2013. La capitale perd en moyenne, depuis lors, chaque année, 10 800 habitants soit 54 000 en 5 ans, alors que l’Ile-de-France est toujours la région la plus peuplée de France. Entre 2006 et 2011, la capitale gagnait encore 14.000 habitants par an. Les dernières données font donc état de 2 187 526 habitants contre 2 240 621 il y a 5 ans.

L’institut de la statistique constate que « Paris connaît le plus fort déficit migratoire de tous les départements de France métropolitaine. Et c’est dans les arrondissements centraux que Paris se dépeuple. » Si le 4e est épargné par cette chute, le nombre d’habitants diminue dans les autres arrondissements de Paris Centre, – 5,4% dans le 1er, – 6,7 % dans le 2e et – 5,2% dans le 3e !

Comme pour chaque publication annuelle, sont désignés comme principaux responsables de cette tendance le coût élevé du logement, la baisse de l’offre de logements de grande taille. N’oublions pas néanmoins la baisse de la natalité qui s’est accentuée depuis la forte réduction des aides sociales liées. Sont dorénavant enregistrés plus de décès que de naissances, ce qui n’est jamais bon signe!

La mairie pointe de son côté « l’augmentation des logements vacants, la montée des locations touristiques et des résidences secondaires ». Certes ! Mais cette baisse n’est-elle pas aussi tout simplement la conséquence de la vie «infernale» que nous causent les décisions de l’équipe municipale en place en privilégiant la fête et le bruit, les bars et les cafés plutôt que les commerces de bouche, en aggravant les difficultés de circulation et la pollution, en ne parvenant pas à éradiquer la malpropreté et conduite à fermer des classes dans les écoles.

Car l’INSEE fait le constat que la moitié des Parisiens qui quittent la capitale reste en Ile de France, puisque la région voit sa population croître dans tous ses départements sur la période. Il est donc inexact d’affirmer que le manque de logements, comme la COVID sont les principales causes de la baisse de population à Paris.

Rappelons aussi la très forte densité d’habitants caractérisant la capitale, une des plus fortes au monde, ce qui peut à la fois expliquer dans une certaine mesure cette perte d’habitants et la volonté de certains Parisiens d’échapper à une concentration moindre avec davantage de liberté et d’espace.

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