Les enseignes lumineuses devront participer à la sobriété énergétique

En période de vaches maigres énergétiques la question de l’extinction la nuit des enseignes lumineuses des commerces refait surface. Après les climatiseurs des commerces qui sous peine d’amende doivent fonctionner porte fermée, ce nouveau décret annoncé pour septembre sur les enseignes devrait rendre obligatoire l’extinction de la publicité lumineuse de 1 heure à 6 heure du matin. Un texte déjà critiqué notamment par l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN) qui pointe son manque d’ambition (22h00 serait pour elle préférable à 1 heure) et décrie les similitudes avec le décret antérieur datant de 2012 qui serait peu appliqué !

Pour l’instant le projet de texte émanant du ministère de la Transition écologique qui se fonde sur la loi « Climat et résilience » du  22 août 2021 modifiant le code de l’Environnement, est examiné par le Conseil d’Etat. Le but étant d’harmoniser les règles quelle que soit la taille de la ville et d’intégrer le mobilier urbain (150 000 structures concernées sur notre territoire), sauf pour les aéroports et les gares. Pouvoirs de police administrative seraient donnés aux maires pour qu’ils puissent procéder à des contraventions en cas de non respect de la réglementation avec à la clé une possible amende de 5e classe (1 500 € et 3 000 € en cas de récidive).

Compte tenu du contexte énergétique toute économie sur ce plan est bonne à prendre. Afin de mieux gérer les éclairages, des pistes ont déjà été avancées, comme l’installation d’équipements de Gestion Technique des bâtiments (GTB) ou encore l’accompagnement des collectivités qui le souhaitent par des Conseillers en Energie Partagée (CEP), cofinancés par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Dans le cadre du plan de sobriété énergétique, nombre d’entreprises et de grandes surfaces ont déjà fait savoir qu’elles éteindraient leur enseignes une heure après leur fermeture. D’autres initiatives devraient être prises dans ce sens, chacun étant conscient que l’énergie n’est pas inépuisable. Les enseignes n’étant que la partie émergée de l’iceberg.  Pour l’ANPCEN « plus on éteint tôt, plus on réduit la pollution lumineuse et tous ses impacts qui ne sont pas qu’énergétiques  (voir notre article du 20 novembre 2021), et enfin, on réduit les dépenses inutiles« .

Mais si l’on veut que ces nouvelles règles soient efficaces et appliquées, des  contrôle et des verbalisation seront nécessaires. Au diable si nos rues n’en seront que plus tristes.

 

A suivre

 

 

 

 

1 commentaire

  1. Afin de mieux gérer les éclairages, des pistes ont déjà été avancées, comme l’installation d’équipements de Gestion Technique des bâtiments (GTB) ou encore l’accompagnement des collectivités qui le souhaitent par des Conseillers en Energie Partagée (CEP), cofinancés par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).
    Je ne suis pas convaincu de l’intérêt économique et environnemental de l’extinction d’enseignes au néon ou LED, qui ne consomment finalement pas grand chose.
    Mais au-delà, si l’on veut éteindre des enseignes, cela ne demande qu’à appuyer sur un bouton, ou mettre une minuterie. Pourquoi encore des subventions ?

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