Les sans abris, un sujet pour la mairie et notre société

Nous avons tous ou plus ou moins passé Noël avec des proches, des parents, en essayant de maintenir une ambiance de fête malgré la situation particulière que nous traversons. Bons mets, jolis cadeaux ont contribué  ces 24 et 25 décembre à faire oublier un moment les soucis de chacun.

Malheureusement, il n’est pas possible de lisser de côté pendant ce temps malgré des initiatives louables émanant d’organismes, d’associations et de fondations divers animés par des bénévoles dévoués, ceux qui  sont restés seuls ou pire encore se trouvent sans abris au froid ou sous la pluie.

Notre société n’a pas trouvé la solution pour que ces situations ne soient plus permises. La mairie de Paris comme d’autres communes essaie elle aussi de pallier les carences diverses  des pouvoirs publics sachant que dans la capitale de par son attractivité le sujet est plus prégnant encore.  L’impression ambiante est même, outre le sujet de l’immigration pour laquelle aucune solution n’est trouvée, une montée du nombre de sans abris qui a suivi parallèlement celle de la pandémie et accentué la pauvreté. Entre les tentes, les abris de fortune, les locaux pouvant être mis à disposition, les maraudes organisées dans nos quartiers et beaucoup d’autres, les repas offerts par les organismes caritatifs, nous sommes tous impuissants, voire désarmés face à un problème de société que la croissance économique n’a pas réussi à annihiler bien au contraire.

La libération de nombreux prisonniers lors du premier confinement a mis dans la rue, sous prétexte de ne pas développer la pandémie dans les établissements pénitentiaires, nombre de personnes sans toit, sans travail et donc sans ressources qui aujourd’hui errent et sont dépendants des aides diverses et trés aléatoires qui peuvent leur être apportées.

Les responsables des Restaurants du Cœur ou de la Fondation Abbé Pierre  sont pessimistes. Pour eux la pauvreté n’a jamais été aussi forte au cours de ces dernières années avec toutes ses conséquences, malnutrition, maladie, absence de soins, dépression,  violence, agressions et  et vols… Le cycle infernal s’enclanche  menant de temps à autre à des faits divers qui sont de véritables catastrophes que nous n’avons pas su faire éviter.

En cette période de Noël et de fêtes de fin d’année, la générosité est une bonne  chose mais elle ne doit pas être ponctuelle car les besoins sont constants. Cette situation laisse aussi un goût amer en ce sens que notre société, malgré les efforts des uns et des autres, ne réussit pas à faire reculer la pauvreté. Au contraire elle laisse sur le chemin bien des personnes, la Covid a eu cette spécificité de faire apparaître encore plus au grand jour ce particularisme de notre époque qui n’est pas glorieux.

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