Pendant le confinement les équipes de la propreté ne doivent pas baisser la garde

Sur le site internet de la mairie de Paris dans la rubrique propreté du dossier « Covid 19 ce qu’il fait savoir sur le reconfinement« , il est écrit  » Les services municipaux fonctionnent normalement (encombrants, déchèteries, Trimobile, etc.). Les équipes de la propreté de Paris continuent de nettoyer les rues et collecter les déchets normalement. Les jours de ramassage ne changent pas et tous les bacs sont collectés. »

Mais force est de constater que le nettoyage de l’espace public marche au ralenti. Dans les rues calmes nous n’entendons plus le bruit des balais et des véhicules de nettoyage de voierie. Il suffit de sortir pour aller faire ses courses, se rendre au travail ou accompagner ses enfants à l’école pour s’apercevoir que nos rues ne sont pas propres. Les poubelles sont a priori ramassées normalement, en revanche les tags qui étaient déjà enlevés avec difficulté (malgré les signalements effectués via l’application  » dansmarue » ) risquent de perdurer durant tout le temps du confinement et l’affichage sauvage également. Pour l’instant la décision du préfet de région qui récemment a  sanctionné en infligeant une amende de 15K€ à une officine proposant ce type d’affichage semble sans effet sur cette pratique pourtant interdite qui perdure depuis des années. Où sont les équipes des services que la mairie affirme  « fonctionner normalement« ?

Le bon sens voudrait que la question de la propreté de nos quartiers passe au second plan, conscients que  nous sommes de l’ampleur de la pandémie, pourtant propreté et santé sont plus que jamais  liées. La mairie doit en conséquence engager tous les moyens possibles pour assurer un service plus que minimum et éviter que la malpropreté ne gagne davantage nos rues et favorise l’expansion de l’épidémie alors que la grippe hivernale et la grippe aviaire font leur apparition.

Les esprits chagrins ne manquent pas de souligner que la période que nous traversons cause davantage d’absentéisme au travail ce qui peut expliquer en partie la moindre présence des équipes de propreté sur le terrain. Le confinement se traduit en outre par une baisse du nombre de piétons, du trafic de véhicules et des touristes, mais curieusement notre perception est qu’il n’y a pas moins de saleté.

La propreté reste donc un gros sujet et quelles que soient les circonstances, la période de l’année, il ne faut en rien relâcher l’effort si l’on veut battre en brèche l’image de malpropreté qui s’attache à notre capitale et qui est malheureusement justifiée.

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