Quel Paris vivable pour le 21e siècle ?

France Nature Environnement Paris a organisé le samedi 10 octobre, rue des Blancs Manteaux,  une rencontre sur le thème  «  Quel Paris VIVABLE pour le 21e siècle ? « ,  le but étant, « face au dérèglement climatique et à l’aggravation des risques sanitaires, d’imaginer la ville de demain,« 

Rappelons que FNE est une fédération d’associations et de collectifs parisiens mobilisés pour la défense de l’environnement et du cadre de vie à Paris, fédération à laquelle tout un chacun peut aussi adhérer.

Participaient notamment à cette rencontre le philosophe Dominique Bourg, Jacqueline Lorthiois, socio-économiste, Albert Lévy  membre du RES (réseau environnement santé) ainsi que Dan Lert, élu Vert, maire adjoint de Paris en charge de la transition écologique, du Plan Climat, de l’eau et de l’énergie

Les thèmes abordés en atelier étaient variés, Santé et urbanisme, Nature et « dédensification »,  Mobilités apaisées, Démocratie et dialogue.

Les échanges ont été intéressants dans la mesure où le représentant de la mairie de Paris apprend aux participants que l’Etat, la région, la Ville de Paris ne travaillaient pas ensemble (nous nous en doutions un peu…). En réalité, a t’il ajouté, chacun fait la course aux solutions de son côté. Selon ses propos, l’adaptation climatique est du rôle de l’Etat et tous les acteurs devraient collaborer unis au-delà des egos, il faudrait une volonté politique plus ferme.

Certes il existe de nombreuses actions « citoyennes » mais ce n’est pas suffisant. il importerait que les élus aient une meilleure compréhension des sujets  mais il existe un problème de formation. Il résume en indiquant que rien ou presque n’a été fait depuis 30 ans et la proximité des élections ne fait que retarder les mesures à prendre.
Des idées intéressantes ont émergé comme celle (c’est d’ailleurs un projet qui est déjà à l’étude à la mairie) de dégager la Bièvre pour la redécouvrir,  mais aussi le besoin de débitumer, d’installer davantage de volets extérieurs, d’occuper les souterrains très frais l’été, de végétaliser les toitures… La France ne comptant plus que 100 000 agriculteurs, il serait judicieux, a t-il été affirmé, de favoriser l’exode des citoyens des villes aux champs. D’autres suggestions parfois inattendues ont été avancées, par exemple il a été suggéré de peindre les murs en blanc,  de planter des cocotiers dans la capitale ! Il a été rappelé que la climatisation était interdite à Genève car elle déplaçait la chaleur vers l’extérieur.
Des choix irréversibles qualifiés d’erreurs ont été pointés du doigt, tels la tour triangle, le nouveau terminal prévu à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, le  réaménagement de la Gare du Nord, les équipements destinés aux Jeux olympiques en 2024, jeux qui seront, a t-il été souligné, « très énergivores« . Une nouvelle fois la densité des habitations à Paris a été mise en exergue. Aura t-on la volonté de déconstruire afin de les libérer les espaces devenus inutiles dans les prochaines années ?
Le dossier de réaménagement très discuté de l’Hôtel Dieu redeviendrait d’actualité selon certains participants qui, du fait de la pandémie, prédisent que les cartes pourraient être rebattues. Il est en effet anachronique qu’une population de 350 000 habitants correspondant à 9 arrondissements ne dispose d’aucun hôpital sur son secteur.
En guise de conclusion, nous pourrions retenir l’inégalité qui règne dans le monde dans la lutte contre le dérèglement climatique, la Chine et les USA produisent la moitié des gaz à effet de serre quand la France n’en produit que 1% !

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